Aéroport de Roissy : sous OQTF, il refuse d’embarquer et finit par être remis en liberté

Un homme faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) a été remis en liberté après avoir refusé d’embarquer à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Trois policiers avaient été mobilisés pour l’escorter jusqu’à son avion. L’issue de cette opération a provoqué la réaction d’un syndicat de police, qui dénonce les moyens engagés pour une mission qui n’a pas abouti.

Le vendredi 23 octobre 2026, trois policiers de la brigade d’intervention de Laval, dans la Mayenne, ont escorté un ressortissant guinéen jusqu’à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, à Roissy. L’homme faisait l’objet d’une OQTF et devait être renvoyé vers son pays d’origine.

À son arrivée à l’aéroport, l’intéressé a refusé de monter à bord de l’avion. Selon Le Courrier de la Mayenne, il aurait invoqué des problèmes de santé, notamment son asthme, pour justifier son refus.

Faits-divers Algérie : un incendie se déclare sur un site de forage de Sonatrach

L’homme aurait également déclaré vouloir rester en France afin de continuer à bénéficier de médicaments gratuits. L’opération d’éloignement a finalement été interrompue et l’homme a été remis en liberté sans avoir pris le vol prévu.

OQTF en France : trois policiers mobilisés pendant 14 heures pour plus de 600 kilomètres

Les trois fonctionnaires avaient effectué un trajet de plus de 600 kilomètres aller-retour entre Laval et l’aéroport de Roissy. Selon Alliance Police 53, cette mission a nécessité 14 heures de mobilisation.

L’intervention a entraîné des dépenses liées au carburant, aux péages et à l’organisation du déplacement. Le billet d’avion prévu pour le renvoi de l’intéressé n’a pas été utilisé.

Dans un communiqué publié le lundi 26 octobre 2026, Alliance Police nationale 53 a dénoncé les moyens humains et matériels mobilisés pour cette intervention. L’organisation estime que ces ressources auraient pu être consacrées à d’autres missions policières.

Faits-divers Algérie : les garde-côtes évacuent en urgence un marin turc blessé au large d’Azzefoun (vidéo)

Alliance Police 53 critique les conditions d’exécution des OQTF

Dans sa réaction, le syndicat dénonce une « gabegie financière » et s’interroge sur l’organisation des opérations d’éloignement qui échouent au moment de l’embarquement.

Il souligne notamment que les effectifs policiers sont déjà sollicités pour de nombreuses interventions, dont les opérations de maintien de l’ordre. Selon l’organisation, la mobilisation de trois fonctionnaires pendant 14 heures pour une reconduite finalement annulée pose la question de l’utilisation des moyens disponibles.

Alliance Police 53 demande ainsi un réexamen des conditions d’organisation de ces missions afin de limiter les déplacements qui ne débouchent pas sur l’exécution des mesures d’éloignement.

Refus d’embarquement : quelles conséquences pour une personne sous OQTF ?

Une obligation de quitter le territoire français est une décision administrative imposant à une personne étrangère de quitter la France. Lorsqu’elle n’est pas exécutée volontairement, les autorités peuvent organiser un éloignement forcé, selon les conditions prévues par la législation.

Faits-divers Un journaliste algérien agressé à Paris

Dans cette affaire, la remise en liberté de l’intéressé ne signifie pas nécessairement que son OQTF a été annulée. La décision d’éloignement peut rester applicable, sous réserve de sa validité juridique et des éventuelles décisions administratives ou judiciaires prises ultérieurement.

Par ailleurs, le refus de se soumettre à une mesure d’éloignement peut entraîner des conséquences pénales, selon les circonstances et les dispositions légales applicables.


Vous aimez cet article ? Partagez !