Expulsé vers l'Algérie, un homme de 28 ans a refusé d'embarquer à bord d'un vol à destination d'Alger depuis l'aéroport Marseille Provence. Il s'est rebellé contre les policiers, se frappant la tête contre un siège, tentant de mordre un fonctionnaire et assénant des coups de pied. L'homme, qui prétendait avoir obtenu un droit d'asile en Suisse, a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal d'Aix-en-Provence.
Merwan, un Algérien âgé de 28 ans, se trouvait le vendredi 19 juin 2026 à l'aéroport Marseille Provence, situé sur la commune de Marignane dans les Bouches-du-Rhône. Il était convoqué pour embarquer à bord d'un vol à destination d'Alger, la capitale algérienne. L'homme a refusé de monter dans l'avion, ce qui constitue une soustraction à l'obligation de quitter le territoire français.
Son refus s'est accompagné de violences. Merwan s'est frappé la tête à plusieurs reprises contre un siège. Il s'est débattu avec les forces de l'ordre, tentant de mordre un policier et assénant des coups de pied. Un fonctionnaire de police a été blessé, présentant des égratignures au bras, rapporte La Provence, ce dimanche 5 juillet 2026. Ces violences ont conduit à une seconde infraction, la rébellion.
L'audience en comparution immédiate devant le tribunal d'Aix-en-Provence
Merwan a été présenté devant le tribunal d'Aix-en-Provence dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Lors de l'audience, il a déclaré avoir obtenu un droit d'asile en Suisse. Il a affirmé être persuadé qu'il se rendait dans ce pays lorsqu'il s'est présenté à l'aéroport. Il a indiqué avoir compris, au moment de l'embarquement, que l'avion partait pour l'Algérie, ce qui a provoqué sa réaction.
Il a justifié son refus devant le tribunal en déclarant : « J'ai des problèmes en Algérie ». Selon les informations du parquet, l'homme disposerait également de papiers en Espagne. La procureure a qualifié la situation de complexe et a relevé une « certaine mauvaise foi » de la part du prévenu.
La condamnation de Merwan et les sanctions prononcées
La procureure a requis une peine de quatre mois d'emprisonnement ferme et une interdiction de territoire français de trois ans. Elle a souligné la complexité de la situation administrative de Merwan, qui revendiquait un droit d'asile en Suisse tout en possédant des papiers en Espagne. Elle a également pointé son refus de se conformer à la mesure d'éloignement.
Me Foulon, avocat de la défense, a plaidé la relaxe de son client. Il a contesté la qualification de violence, estimant que les blessures du policier étaient accidentelles. Il a décrit la situation comme un simple débordement face à la pression exercée par quatre fonctionnaires sur son client. Il a interrogé le tribunal en ces termes : « Allez-vous prendre une décision juste ou injuste ? ».
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Le tribunal a rendu son jugement à l'issue de l'audience. Merwan a été condamné à trois mois d'emprisonnement. La juridiction a également prononcé une interdiction définitive du territoire français à son encontre. Cette sanction complémentaire interdit à l'homme de revenir sur le sol français, quelle qu'en soit la raison.
