L’Algérie engage une nouvelle phase d’accélération de ses grands projets énergétiques et industriels, avec un suivi direct au sommet de l’État et des calendriers désormais plus précis.
Le Chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune a présidé une réunion de travail consacrée au secteur des hydrocarbures, aux projets phosphatiers et à plusieurs infrastructures liées au développement économique du pays. La séance s’est tenue en présence du Premier ministre Sifi Ghrieb, du ministre de l’Énergie Mohamed Arkab, du ministre des Finances Abdelkrim Bouzerd, du gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Lamine Lebbou et du P-DG de Sonatrach, Noureddine Daoudi.
Les discussions ont porté sur le développement en Algérie de la production pétrolière et gazière, la mise en œuvre du complexe d’engrais phosphatés, le projet intégré de phosphate destiné à produire de l’ammoniac et de l’urée, ainsi que sur la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset.
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Algérie : des échéances fixées pour 2026 et 2027
Le projet intégré de phosphate doit entrer en production au premier trimestre 2027, en parallèle avec l’extension du port d’Annaba. Pour le rail, les tronçons reliant Ouargla, In Salah et Tamanrasset doivent être lancés au plus tard en septembre prochain.
Dans les hydrocarbures, plusieurs dossiers sont déjà engagés. Le projet Boosting Hassi R’mel, confié au consortium Tecnimont-Baker Hughes pour 2,3 milliards de dollars, dépasse la moitié de son taux d’exécution. Il prévoit l’installation de 20 turbo-compresseurs afin de maintenir un plateau de production de 188 millions de mètres cubes par jour. Les mises en service sont attendues entre octobre 2026 et avril 2027.
Sonatrach mise sur l’exploration et la production
La stratégie de Sonatrach vise à soutenir les gisements matures en Algérie et à développer de nouvelles capacités dans le Sud-Ouest, notamment autour de Hassi Ba Hamou, relié à Hassi R’mel par une canalisation de 111 kilomètres. L’objectif annoncé est d’injecter 14 millions de mètres cubes par jour supplémentaires.
Le groupe prévoit aussi un plan d’investissement de 60 milliards de dollars sur la période 2026-2030, dont la majorité doit être orientée vers l’exploration et la production. Cette orientation accompagne l’ambition d’atteindre une production annuelle de 200 milliards de mètres cubes de gaz.
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Une stratégie énergétique tournée vers les marchés
L’Algérie cherche aussi à consolider sa place sur les marchés extérieurs. La raffinerie de Hassi Messaoud, le complexe de polypropylène d’Arzew, le projet LAB de Skikda et le gazoduc transsaharien TSGP figurent parmi les chantiers suivis.
Dans un contexte international marqué par des tensions sur l’énergie, Alger entend renforcer son rôle de fournisseur stable pour la Méditerranée et l’Europe, tout en répondant à sa propre demande intérieure.
