Algérie : l'ex-ministre Amara Benyounes placé en détention provisoire

L'ancien ministre algérien Amara Benyounes a été placé en détention provisoire ce mardi 23 juin 2026. Le juge d'instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M'hamed a ordonné son transfert à la prison de Koléa.

Le juge d'instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M'hamed a ordonné, ce mardi 23 juin 2026, le placement en détention provisoire d'Amara Benyounes. L'ancien ministre a été écroué à la prison de Koléa, située dans la wilaya de Tipaza.

La décision du juge fait suite à une procédure judiciaire ouverte contre l'ancien responsable. Selon El Khabar, cette procédure est liée à un dossier impliquant l'ancien ministre Ali Aoun. Les faits reprochés à Benyounes remontent à la période où il occupait des fonctions ministérielles.

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Les chefs d'accusation contre Amara Benyounes

Amara Benyounès est poursuivi pour plusieurs infractions. Il lui est reproché un abus de fonction, commis en violation des lois et des règlements. Les charges incluent un détournement intentionnel de biens et de fonds publics, ainsi qu'une omission de déclaration de ses biens.

L'ancien ministre est également accusé d'avoir accordé des avantages injustifiés à des tiers. Les détails de l'affaire n'ont pas été divulgués. Aucune information officielle n'a été publiée sur les faits précis ou sur les éléments ayant conduit à l'ordre de placement en détention provisoire.

Un parcours politique marqué par la justice

Amara Benyounès, âgé de 69 ans, a occupé plusieurs postes ministériels en Algérie. Il a été ministre de la santé, du Commerce, de l'Industrie, des Travaux publics et de l'Environnement à différentes périodes.

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L'ancien ministre n'en est pas à sa première confrontation avec la justice. Arrêté en juin 2019 dans le cadre des enquêtes anticorruption ayant visé plusieurs dizaines d'anciens responsables de l'ère Bouteflika, il avait été placé en détention provisoire en octobre 2019 dans une affaire concernant la cession d'une cimenterie au profit du groupe Haddad.

Condamné en première instance à trois ans de prison ferme en juillet 2020, sa peine avait été réduite à un an de prison ferme en appel le 3 novembre 2020. Il avait quitté la prison, la peine étant considérée comme déjà purgée.


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