L'ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, a été placé en détention provisoire à la prison de Koléa ce mercredi 27 novembre, sur décision du juge d'instruction du pôle spécialisé dans les affaires économiques et financières du tribunal de Sidi M'Hamed, à Alger. Zetchi est poursuivi dans une affaire portant sur la gestion de la FAF de 2020 à 2023.
Selon le site arabophone Echourouk, plusieurs accusations pèsent sur l'ancien président de la FAF, Kheireddine Zetchi à savoir : « conclusion de contrats en violation de la loi pour l'octroi d'indus avantages à autrui et l'obtention de privilèges injustifiés », « dilapidation volontaire de deniers publics » et « abus de fonction ». Ces poursuites s'inscrivent dans le cadre de la loi 01/06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.
Le placement en détention provisoire de Zetchi fait suite à « une enquête judiciaire ouverte le 1er juillet dernier, impliquant 14 prévenus dans des affaires de corruption au sein de la FAF, dont les anciens présidents de la fédération (Z. K.), (Z. D.) et (C. A.) et les anciens secrétaires généraux (D. M.) et (S. M.), ainsi que l’ancien manager général (A. A.) et de 3 personnes morales », selon un communiqué du procureur de la République près le pôle pénal économique et financier de la Cour d'Alger.
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En plus de Zetchi, d’autres anciens dirigeants de la FAF dans le collimateur de la justice
Selon le même communiqué, l'enquête a été ouverte « suite à des informations relatives à des soupçons de corruption au niveau de la Fédération algérienne de football, impliquant nombre de dirigeants dans la conclusion de contrats en violation de la procédure interne en vue d’accorder des privilèges injustifiés à autrui ». Elle couvrait la période de 2017 à 2023, durant laquelle la FAF était dirigée par Kheireddine Zetchi, Charafeddine Amara et Djahid Zefizef.
Les investigations judiciaires concerneraient également les primes dont a été gratifié l’encadrement technique après la victoire de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des nations, en 2019 contre le Sénégal, ainsi que les dépenses jugées excessives liées à l’organisation la Coupe d’Afrique des U17 ans. Les deux tournois ont, selon l’enquête préliminaire, été entachés par les conclusions de contrats sans respect des normes d’usage.