Six entreprises allemandes spécialisées dans la chaîne de valeur automobile doivent se rendre en Algérie du 28 juin au 3 juillet 2026, dans le cadre d’une mission destinée à explorer des partenariats industriels axés sur la fabrication locale, le développement de la sous-traitance et le transfert de technologie.
Selon Oliver Blank, président de la Chambre algéro-allemande de l’industrie et du commerce, qui s'exprimait sur les colonnes du quotidien arabophone Echorouk, les sociétés concernées interviennent dans plusieurs segments liés à l’automobile. Leurs domaines couvrent les technologies de production, les composants et matériaux automobiles, les outils et procédés de fabrication, la logistique industrielle, les services d’ingénierie et l’après-vente.
Cette mission est organisée dans le cadre du programme allemand d’exploration des marchés destiné aux petites et moyennes entreprises, en coopération avec Enviacon international, sur mandat du ministère fédéral allemand chargé de l’économie et de l’énergie. Son objectif est de permettre aux entreprises participantes d’évaluer le marché automobile algérien dans un cadre structuré, en tenant compte des données économiques, industrielles et réglementaires.
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L’Algérie mise sur l’intégration locale
Le choix des entreprises allemandes répond aux priorités fixées par les autorités algériennes, notamment l’augmentation du taux d’intégration locale, le développement d’un réseau de sous-traitants et la réduction de la dépendance aux importations.
La démarche présentée par la chambre ne se limite pas à la vente de pièces ou d’équipements automobiles. Elle repose sur des partenariats industriels de long terme, avec un accent mis sur le transfert de savoir-faire, la qualification des fournisseurs locaux, l’assemblage sur place et la modernisation des moyens de production. C'est ce qui ressort des réponses données par Oliver Blank à nos confrères.
Pour l’Algérie, l’automobile reste un secteur stratégique, car il peut soutenir la base industrielle nationale, créer des liens avec les fournisseurs locaux et attirer des compétences techniques. Pour les entreprises allemandes, le pays représente un marché où les besoins industriels correspondent à leurs domaines d’expertise.
Des rencontres avec les entreprises algériennes
Le programme prévoit une séance de présentation du marché algérien, consacrée aux aspects économiques et réglementaires, puis une journée de conférences et de présentations professionnelles. Les entreprises allemandes exposeront leurs activités devant un public algérien sélectionné, tandis que des rencontres B2B seront organisées avec des sociétés et institutions locales.
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La chambre n’a pas communiqué les noms des entreprises participantes, en raison des règles de confidentialité et du caractère professionnel des échanges prévus. Oliver Blank précise que la sélection a été effectuée avec soin afin de correspondre aux objectifs algériens de localisation industrielle.
Une coopération qui pourrait dépasser l’automobile
Même si cette mission cible le secteur automobile, l’intérêt allemand pour l’Algérie concerne aussi d’autres domaines. Les secteurs évoqués incluent les énergies renouvelables, l’hydrogène vert, l’eau, l’assainissement, l’économie circulaire, la valorisation des déchets, la santé, les technologies médicales, le transport et l’ingénierie.
Les premiers résultats attendus devraient prendre la forme d’études de faisabilité, d’échanges techniques et d’un intérêt mutuel entre entreprises. Les contrats de fourniture, les accords de coopération technique ou les investissements communs pourraient intervenir dans une phase ultérieure, selon l’évolution des discussions.
