Sanchez à Alger : voici la quantité de gaz supplémentaire ciblée

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez se rend à Alger avec l’objectif d’obtenir une hausse des approvisionnements en gaz algérien pouvant atteindre 1,8 milliard de mètres cubes supplémentaires. Cette demande intervient dans un contexte de rapprochement entre les deux pays après plusieurs années de tensions diplomatiques.

La délégation espagnole qui accompagne Pedro Sánchez, ce lundi 20 juillet 2026, comprend des représentants de plusieurs acteurs majeurs du secteur énergétique, dont Repsol, Naturgy, Moeve et Enagás. Les discussions portent notamment sur l’évolution des livraisons de gaz naturel depuis l’Algérie vers l’Espagne.

Sanchez veut augmenter les volumes transitant par Medgaz

Le gazoduc Medgaz, qui relie Beni Saf en Algérie à Almería en Espagne, constitue le principal axe de transport entre les deux pays. Sa capacité actuelle atteint environ 10,6 milliards de mètres cubes par an, après une augmentation du débit décidée par Alger.

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Madrid souhaite obtenir entre 400 et 800 millions de mètres cubes supplémentaires via cette infrastructure. À cela pourrait s’ajouter une hausse comprise entre 500 millions et 1 milliard de mètres cubes sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL) transporté par méthaniers.

L’Espagne vise ainsi une progression globale proche de 10 % de ses importations depuis l’Algérie.

L’Algérie retrouve une place dominante dans l’approvisionnement espagnol

Les échanges gaziers entre Alger et Madrid ont continué à progresser malgré les tensions politiques apparues en 2022 autour du dossier du Sahara occidental. Selon les données d’Enagás, les livraisons algériennes ont atteint 64'230 gigawattheures au premier semestre 2026, soit une hausse de 4 % sur un an.

L’Algérie représente près de 34 % des entrées de gaz naturel en Espagne, devant les États-Unis avec 29,4 %. Le pays nord-africain a ainsi repris sa position de premier fournisseur espagnol. Pour Alger, l’Espagne reste un marché européen majeur, derrière l’Italie en matière de débouchés pour le gaz algérien.

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Une négociation centrée sur les contrats et les investissements

Les discussions de Sanchez en Algérie ne concernent pas uniquement les quantités livrées. Sonatrach, actionnaire majoritaire de Medgaz avec 51 % du capital, souhaite des engagements fermes sur l’utilisation des capacités du gazoduc afin de sécuriser ses revenus.

Les entreprises espagnoles privilégient de leur côté davantage de souplesse contractuelle, en fonction de l’évolution des marchés énergétiques et de l’activité des terminaux de regazéification espagnols.

La visite de Pedro Sánchez ce lundi doit aussi ouvrir des perspectives dans d’autres domaines, notamment le solaire, l’hydrogène vert, la technologie et la défense. Plusieurs entreprises espagnoles cherchent aussi à régler des différends commerciaux liés à des projets menés en Algérie.

Le gaz reste le point central du déplacement, alors que Madrid cherche à consolider ses sources d’approvisionnement dans un marché européen marqué par de fortes incertitudes.

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