Le déploiement du système européen d’entrée et de sortie, ou EES, prend encore du retard dans plusieurs pays de l’Union européenne. Une évolution qui concerne directement les voyageurs algériens se rendant en France, l’une des principales destinations des passagers au départ de l’Algérie.
Alors que les nouveaux contrôles biométriques devaient être généralisés, la France fait partie des pays qui demandent davantage de temps pour mettre pleinement en place le dispositif. Pour les Algériens qui préparent un voyage en France, cette phase de transition pourrait donc avoir des conséquences sur les contrôles effectués à l’arrivée.
EES : ce qui change pour les Algériens voyageant en France
Le système EES doit progressivement remplacer le traditionnel tampon apposé sur les passeports des voyageurs non européens. Lors du passage aux frontières extérieures de l’espace Schengen, les autorités doivent enregistrer différentes données, notamment celles du passeport, une photographie du visage et les empreintes digitales.
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Pour un voyageur algérien, cela signifie que le passage à la frontière pourrait prendre davantage de temps, notamment lors des premières étapes d’enregistrement biométrique. La mise en place n’est cependant pas identique partout. Certains points de passage disposent déjà des équipements nécessaires, tandis que d’autres poursuivent encore leur adaptation.
La France et huit autres pays demandent plus de temps
Selon The Guardian, neuf pays européens ont demandé un délai supplémentaire pour déployer complètement les contrôles liés à l’EES. Parmi eux figurent la France, la Grèce, l’Italie et le Portugal, mais également l’Allemagne, Malte, les Pays-Bas, la Belgique et la Suisse.
Pour les Algériens qui voyagent vers la France, cette situation signifie surtout que le dispositif peut encore évoluer au cours des prochains mois. Le fait que la France demande davantage de temps ne signifie pas que l’EES est abandonné ou que les contrôles biométriques sont supprimés. Le déploiement se poursuit progressivement selon les différents points de passage.
Des contrôles qui pourraient rallonger l’attente dans les aéroports
La principale inquiétude concerne les files d’attente. L’enregistrement des empreintes et de l’image faciale nécessite davantage de temps qu’un contrôle classique, particulièrement lorsque plusieurs avions arrivent simultanément.
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Cette question est particulièrement importante pour les Algériens voyageant pendant les vacances scolaires, l’été ou les périodes de forte affluence. Les grands aéroports peuvent accueillir plusieurs milliers de passagers en quelques heures, ce qui pourrait entraîner des temps d’attente plus longs si les infrastructures ne sont pas suffisamment dimensionnées. Les professionnels du transport aérien ont déjà alerté sur les risques de congestion liés au déploiement de l’EES.
Les Algériens doivent-ils se préparer aux nouveaux contrôles ?
Oui, même si le déploiement reste progressif. Les voyageurs algériens concernés par l’EES doivent s’attendre à devoir enregistrer leurs données biométriques lorsqu’ils entreront dans l’espace Schengen, selon les modalités appliquées au point de passage concerné. Il est donc conseillé aux passagers de prévoir davantage de temps pour les formalités à l’arrivée, particulièrement lors des périodes de forte affluence.
Pour les voyageurs algériens qui se rendent régulièrement en France, le fonctionnement de l’EES deviendra progressivement une étape habituelle du passage aux frontières. Le retard annoncé par la France offre surtout aux autorités et aux aéroports un délai supplémentaire pour préparer les infrastructures et limiter les perturbations pour les passagers. L’objectif final reste de numériser les entrées et sorties des voyageurs non européens et de renforcer le contrôle du respect des durées de séjour dans l’espace Schengen.
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