Un contrôle routier à proximité de l’aéroport international Houari-Boumédiène d’Alger a débouché sur une affaire judiciaire. Un conducteur, soupçonné d’avoir transporté des passagers contre rémunération sans autorisation, a été placé sous contrôle judiciaire après une altercation avec des policiers. L’affaire doit encore être examinée par la justice.
Les faits remontent au 15 septembre 2026, près du terminal des vols domestiques de l’aéroport d’Alger. Selon les éléments rapportés par Ennahar, les policiers ont contrôlé une Renault Clio transportant un couple arrivé d’In Salah. Le passager aurait déclaré avoir réservé la course via l’application Yassir pour rejoindre Alger avec son épouse. Les agents ont alors dressé une contravention au conducteur pour transport de personnes sans autorisation.
Le conducteur conteste la version des policiers
Le chauffeur a toutefois donné une version différente. Il affirme que les deux personnes présentes dans son véhicule étaient des proches et qu’il n’effectuait pas une course via une application de transport. Cette version est contestée par le passager, qui a indiqué aux enquêteurs ne pas connaître le conducteur auparavant et avoir bien utilisé l’application Yassir pour organiser le trajet.
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Le contrôle aurait ensuite dégénéré. Selon les déclarations des policiers consignées dans le dossier, le conducteur aurait réagi vivement à la verbalisation et aurait proféré des insultes et des menaces à leur encontre. Ces faits présumés ont conduit à l’ouverture d’une procédure pour outrage à des agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions.
Le chauffeur conteste également cette partie du dossier. Il affirme avoir lui-même été insulté et frappé par l’un des policiers. Le passager entendu comme témoin a, de son côté, déclaré ne pas avoir vu les agents exercer des violences sur le conducteur.
Placé sous contrôle judiciaire
Après son interpellation, le conducteur a été présenté devant le tribunal correctionnel de Dar El Beïda. La justice a décidé de le placer sous contrôle judiciaire, dans l’attente de sa comparution. Cela signifie qu’il n’a pas été condamné à ce stade.
Les faits reprochés doivent encore être examinés par le tribunal et les différentes versions confrontées dans le cadre de la procédure. L’affaire comporte donc deux volets distincts : le premier concerne l’activité de transport de personnes et le contrôle effectué à l’aéroport ; le second porte sur les faits présumés survenus au moment de la verbalisation.
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Le transport via les applications reste encadré
Le dossier intervient alors que les services de transport via applications mobiles occupent une place croissante dans les déplacements urbains en Algérie, notamment autour des gares et des aéroports. Ces activités restent toutefois soumises à la réglementation applicable au transport de voyageurs et aux autorisations exigées pour l’exercice professionnel.
Un conducteur contrôlé dans ce cadre peut donc faire l’objet de vérifications sur la nature exacte de la course et les conditions dans lesquelles elle est effectuée. Dans cette affaire, la justice devra désormais établir les circonstances précises du contrôle et déterminer si les infractions reprochées au conducteur sont constituées.
