Les retards de renouvellement des titres de séjour continuent de provoquer des tensions dans les Hauts-de-Seine. Des associations, des avocats et des élus dénoncent les conséquences des délais administratifs sur la vie des étrangers, parfois privés de documents leur permettant de justifier la régularité de leur séjour. De son côté, la préfecture affirme avoir renforcé ses équipes et réduit les délais de traitement.
En France, le renouvellement des titres de séjour reste une source d’inquiétude pour de nombreux étrangers. Dans les Hauts-de-Seine, les difficultés rencontrées par les demandeurs ont conduit plusieurs associations et élus à interpeller les autorités préfectorales. Les critiques portent notamment sur l’accès aux rendez-vous, les délais de traitement et les difficultés à joindre les services administratifs.
Dans un article publié le 15 octobre 2026, l’Agence France-Presse (AFP), rapporte que l’Association des avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE) a engagé une procédure contre le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère. L’association demande à la justice de faire cesser les manquements qu’elle dénonce dans le traitement des dossiers.
Titres de séjour : 407 décisions de justice en urgence
Les chiffres avancés dans cette procédure illustrent l’ampleur du contentieux. Selon la requête de l’ADDE consultée par l’AFP, entre début mai 2025 et fin mai 2026, les juges ont enjoint au préfet d’agir dans 407 affaires sur 1 291 procédures d’urgence liées au renouvellement des titres de séjour.
La préfecture conteste toutefois les chiffres avancés. Il convient donc de les attribuer à la procédure de l’association et de ne pas les présenter comme un bilan administratif reconnu par toutes les parties.
Fin septembre, 28 associations, soutenues par 200 élus de gauche, ont également adressé une lettre au préfet pour dénoncer les conséquences de ces retards. Elles estiment que les difficultés administratives peuvent placer certains étrangers dans des situations particulièrement précaires.
Des conséquences sur le travail et la vie quotidienne
Au-delà des démarches, l’absence de documents valides peut avoir des répercussions concrètes. Certains demandeurs rencontrent des difficultés pour prouver la régularité de leur séjour, poursuivre leur activité professionnelle ou retrouver un emploi.
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L’AFP rapporte notamment le cas d’un ressortissant chinois arrivé en France en 2018 pour ses études. Après avoir demandé un changement de titre en novembre 2024, il s’est retrouvé sans document lui permettant de justifier sa situation à l’expiration de sa carte. Il a finalement obtenu un récépissé le 30 septembre 2026, après une intervention de la justice administrative.
La situation rappelle l’importance des attestations provisoires délivrées pendant l’instruction des demandes. Selon le document obtenu et la situation du demandeur, ces attestations peuvent contribuer à justifier le séjour et, dans certains cas, à maintenir les droits associés.
La préfecture défend les mesures engagées
Face aux critiques, la préfecture des Hauts-de-Seine affirme avoir réduit le stock des demandes en attente et amélioré les délais de traitement. Elle évoque également le renforcement de ses effectifs, la réorganisation de l’encadrement et la délivrance systématique d’attestations de prolongation d’instruction dès le dépôt des demandes concernées. Trente agents ont rejoint le service des étrangers en 2026, selon les éléments rapportés par l’AFP.
Le désaccord reste donc entier entre les associations, qui dénoncent des ruptures de droits, et l’administration, qui met en avant les mesures correctives engagées. Pour les étrangers concernés, l’enjeu est concret : obtenir à temps le renouvellement de leur titre de séjour et éviter que les retards administratifs ne compromettent leur emploi ou leurs démarches quotidiennes.
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