Propos racistes « anti-Kabyles » d'un nouveau ministre algérien

Algérie - Les présumés propos racistes et « anti-Kabyles » d'un nouveau ministre du gouvernement de Abdelaziz Djerad suscitent la polémique sur les réseaux sociaux algériens. Il s'agit de Kamel Rezig qui s'est laissé aller en traitant les opposants à l'élection voulue par le défunt général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, de « Zouaves » Un terme repêché des fins fonds de l'histoire pour stigmatiser la population de la région de Kabylie.

En effet, ce sont des internautes activistes politiques qui ont republié des captures d'écran de posts insultants du nouveau ministre du commerce, Kamel Rezig. Nous avons contacté, le militant Djamel Ikhloufi qui nous a affirmé l'authenticité de ces captures d'écran, tout en nous informant que le profil n'est plus accessible publiquement : « Dans un État de droit et dans un pays qui se respecte, la justice s'auto-saisit et ouvre une procédure judiciaire pour outrage au peuple et à ses constituants, incitation à la haine raciale et à l'ordre public. La justice passe par la destitution et l'interdiction d'un quelconque mandat politique. Chez nous, avec ces tenants du système, cette personne se retrouve ministre » a écrit l'activiste en question.

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Pour lui, les opposants sont des traîtres à la nation

Le ministre fraîchement désigné à la tête du ministère du commerce, Kamel Rezig affichait son soutien à la feuille de route de l'armée. Pour s'exprimer, il usait d'un vocabulaire incitant à la haine entre Algériens. Il va jusqu’à partager un post d'une page qui traitait les opposants et figures du Hirak (mouvement contestataire en Algérie ) de « Harki (traîtres à la nation) » et « cancer de l'Algérie ». Parmi eux : maître Mostefa Bouchachi, Karim Tabbou, Samir Belarbi, maîtres Zoubida Assoul et Mokrane Aït Larbi. Ces mêmes figures du Hirak sont appelés à dialoguer avec le gouvernement pour trouver une sortie de crise. Une invitation présentée comme une mesure phare du nouveau chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune.

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Par ailleurs, d'autres ministres font l'objet de critiques en s'appuyant sur leurs activités sur les réseaux sociaux ou leurs parutions médiatiques. Notamment Ferhat Aït Ali, nouveau ministre de l'industrie qui pensait que Tebboune représentait « un coma économique » pour le pays. Le même ministre avait traité les opposants de « cafards » et « de rats d’égout » après un rapprochement avec le nouveau président.


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