Le maire de Bejaïa, en Kabylie, Hocine Merzougui, ainsi que son adjoint Youcef Kadri ont été mis sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction près le tribunal de Kherrata pour « dilapidation de biens publics » et « mauvaise gestion des affaires publiques ».

La décision du juge d’instruction du tribunal de Kharrata fait suite à l’audition des deux prévenus, dimanche 5 janvier. Ils ont été entendus dans une affaire liée a la gestion du Comité communal culturel de la ville de Bejaïa (CCCB). Ce fameux comité a plusieurs fois été sujets à de grandes polémiques dans la capitale des Hammadites, notamment sur sa gestion. En plus du premier magistrat de la commune et de son adjoint, 17 autres personnes, dont 11 élus et 6 fonctionnaires de l’APC de Bejaïa, ont comparu devant le magistrat instructeur en charge du dossier.

Le CCCB, organisateurs ou partenaires de pratiquement toutes les activités culturelles dans la ville a été au centre de plusieurs polémiques qui ont alimenté la chronique locale. Il a été la cible de plusieurs associations locales, mais aussi d’artistes et des militants islamistes. Ces derniers reprochent à l’APC de Bejaïa de mettre « assez d’argent » dans des activités artistiques, en négligeant les autres secteurs.

Une affaire qui remonte...

Selon certaines sources, ces personnes auditionnées dimanche ne sont pas les seules impliquées dans cette affaire. L’ex-maire FLN de Bejaïa, Abdelhamid Merouani, actuellement député, est également concerné. Il avait injecté plusieurs dizaines de milliards de centimes dans ce comité budgétivore lors de son mandat électif entre 2012 et 2017. Le staff de l’ancien président de l'APC est cité à plusieurs reprises dans l’affaire du CCCB.

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C'est la première fois que l'affaire du CCCB se retrouve devant la justice. La vérité va-t-elle éclater au grand jour dans cette affaire qui défrayé la chronique ? Les habitants du chef-lieu de la wilaya de Bejaïa ne demandent pas plus que la lumière sur l’argent dépensé par leur commune.

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