La chancelière allemande Angela Merkel a appelé dans la soirée de lundi 13 janvier le chef de l'Etat algérien Abdelmadjid Tebboune. Selon un communiqué de la présidence de la République repris par l'APS, il était question d'inviter le président algérien à prendre part à la Conférence sur la Libye prévue dimanche 19 janvier à Berlin.

Selon la même source, Abdelmadjid Tebboune a accepté l'invitation de son homologue allemande. Il sera donc à Berlin, en Allemagne, le 19 janvier prochain pour participer aux discussions sur la situation en Libye qui inquiète au plus point les responsables algériens. Particulièrement depuis l'entrée en jeu de la Turquie qui a décidé d'intervenir militairement sur le sol libyen.

En effet, l'Algérie a toujours eu comme principe de rejeter les interventions étrangères dans les pays tiers. Et c'est en toute logique qu'elle refuse une telle intervention dans un pays avec lequel elle partage plus de mille kilomètres de frontière. "L’Algérie n’accepte aucune présence étrangère sur le sol du pays voisin et cela quelque soit le pays qui veut intervenir" avait fait savoir le 2 janvier dernier Sabri Boukadoum, le ministre des affaires étrangères.

Tebboune privilégie la solution politique à la crise libyenne

En plus, dans tout conflit, l'Algérie a toujours privilégié la solution politique et a toujours rejeté "la langue de l'artillerie". D'ailleurs, les différents intervenants dans le conflit inter-libyen se sont rendus à Alger la semaine dernière à l'invitation de l'Etat.

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Des responsables du Gouvernement d'union nationale (GNA) et d'autres du Parlement libyen acquis au général Haftar ont eu des discussions avec les responsables de l'Etat algérien qui ont encouragé une solution politique à la crise libyenne. Des responsables de la diplomatie de Turquie et d'Egypte ont également fait le déplacement dans la capitale algérienne alors que des membres de l'équipe du général Khalifa Haftar ont eu des discussions avec des responsables de l'Etat algériens dans le même cadre.

Ce sont des discussions qui ont apporté leurs fruits puisque les protagonistes de ce conflit meurtrier ont convenu d'un cessez-le-feu pour donner une chance à la négociation politique. Que ce soit sous l'égide de l'Etat algérien ou de la chancellerie allemande.