Algérie-France : Boukadoum évoque avec Le Drian le dossier des restrictions sur les visas

Le ministre algérien des affaires étrangères a évoqué avec son homologue français la question des restrictions dans la délivrance de visas dont souffrent certaines catégories d’Algériens. Sabri Boukadoum a transmis à Jean-Yves Le Drian les préoccupations de l’Algérie en ce qui concerne ce dossier lors de la rencontre entre les deux hommes, ce mardi 21 juillet à Alger.

Ainsi, le ministre des affaires étrangères a fait savoir à son homologue l’étonnement de l’Algérie en ce qui concerne les conditions draconiennes d’octroi de visas aux Algériens. Sabri Boukadoum a affirmé que l’Algérie ne comprend pas « le refus d’octroi de visa aux journalistes, étudiants, hommes d’affaires et à ceux qui ont des familles en France ». Il a réaffirmé qu’ « il n’est pas possible d’avoir de très bonnes relations sans une flexibilité dans la circulation des citoyens des deux rives ».

Pour rappel, le taux de refus de visas pour les Algériens a explosé depuis le début de l’année. Il a touché des catégories qui bénéficiaient facilement de ce fameux sésame auparavant. Des refus qui peuvent être considérés comme une politique d’hostilité de la France envers l’Algérie alors que les deux pays ont conclu des accords pour faciliter la circulation des citoyens entre les deux rives.

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Jean-Yves Le Drian souligne l’importance des relations entre les deux pays

Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a souligné l’importance des relations entre les deux pays. Il a exprimé la volonté de la France d’ouvrir une nouvelle phase dans les rapports bilatéraux entre deux pays qui « partagent la volonté de ré-engager leurs échanges au plus haut niveau ». Il a réaffirmé la volonté de la France « de lancer une nouvelle dynamique dans tous les secteurs de coopération ».

Jean-Yves Le Drian a aussi expliqué la position de la France par rapport à la situation que traverse l’Algérie. Il a tenu a rappeler que « l’Algérie a connu, au cours de l’année écoulée, une phase décisive dans son histoire. Nous avons en permanence, tout au long de cette période, répété toujours la même chose : C’était aux Algériens et à eux seuls de décider de leur avenir et trouver ensemble le chemin d’un dialogue démocratique, parce que cela faisait partie du respect que nous avons pour la souveraineté de l’Algérie ». Il a conclu sur ce point  qu’il y avait désormais "un nouveau gouvernement avec lequel la France veut travailler".

Le ministre français des affaires étrangères a aussi exprimé sa confiance en le chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune et a salué son ambition pour «réformer l’Algérie en profondeur, refonder l’Etat de droit et des libertés, relancer et diversifier l’économie conformément aux aspirations exprimées par les Algériens, ainsi que son engagement à conduire le pays dans un esprit de dialogue afin que tous les Algériens puissent s’exprimer sur ces réformes ».

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