Une vieille femme habituée aux marches hebdomadaires du Hirak a été arrêtée par la police, ce dimanche 2 février à Alger. La nommée affectueusement par les manifestants "Khalti Baya" a été interpellée à la place Audin afin d’être conduite vers commissariat de Baraki. La vieille femme a été abandonnée par les policiers sur l’autoroute de Zeralda à l’ouest d’Alger, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Selon le même comité, la vieille femme abandonnée a pu prendre un bus de transport pour rentrer à Alger centre. « Abattue par sa maladie, elle fait face à la vie grâce à son courage. Khalti Baya avec qui nous venons de parler par téléphone est abattue par la brutalité policière qui dépasse les limites », précise la CNLD.

Le comité qui a donné l’alerte explique que la vieille femme « a été menacée par les policiers qui lui ont donné un avertissement afin de ne plus marcher à Alger, mais aussi de ne plus s’approcher des familles des détenus et des ex-détenus ».

La vieille femme vit dans des conditions précaires

Le CNLD indigné par le calvaire qu’a vécu Khalti Baya a dénoncé « ces pratiques qui s’ajoutent au registre noir de la police politique ». Le comité a mis en exergue les conditions dramatiques dans lesquelles vit la militante, appelant les citoyens à « se solidariser avec Khalti Baya et à venir à son aide, car depuis sa maladie, elle est logée dans une petite chambre dans un hôtel près de l’hôpital Mustapha Pacha sans aucune prise en charge ».

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Le comité national pour la libération des détenus rappelle que la vieille femme « n’a jamais raté de marches depuis le 22 février ni de rassemblement en faveur des détenus et leurs familles. Elle a trouvé sa grande famille avec la cause juste des détenus ».

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