Macron, la Shoah et la guerre d'Algérie : Jean-Yves Le Drian s'exprime

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a réagi à la polémique née des récentes déclarations d'Emmanuel Macron sur la guerre d'Algérie. S'exprimant lors d'une émission conjointe sur (RTL/LCI/Le Figaro), le chef de la diplomatie française a souhaité notamment qu’un  « travail de mémoire » soit fait entre l'Algérie et la France.

Jean-Yves Le Drian qui était en visite officielle en Algérie le 21 janvier dernier, a assuré que « la Shoah est un crime insupportable, comparable à rien, nulle part ailleurs, il faut le reconnaître comme tel ». « La question qui se pose dans les relations entre la France et Algérie sur la mémoire, la manière dont les uns et les autres ont vécu ce conflit, reste là. Et il faudrait que nous ayons ensemble un travail de mémoire », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française a affirmé que « les autorités algériennes souhaitaient ce processus et insistaient sur le fait que les Français avaient eux aussi besoin d’avoir sur ce sujet-là un moment de rappel historique et de vérification ». « Nous avons en Algérie une situation qui est complètement nouvelle, qui va sans doute engager des évolutions significatives de ce pays », a estimé le ministre français des Affaires étrangères en référence à l'élection du président Abdelmadjid Tebboune. « De nouvelles perspectives s’offrent pour les relations entre France et Algérie. Si la mémoire partagée peut faire partie de cet ensemble nouveau, ce serait une très bonne nouvelle pour tout le monde », a souligné Le Drian.

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Macron, la Shoah et la guerre d'Algérie

Les déclarations d’Emmanuel Macron, accordées au Figaro, dans lesquelles il a fait le parallèle entre la guerre d’Algérie et la Shoah ont provoqué une vive polémique en France. Le président français s’est attiré une les foudres de l’extrême droite française. Macron avait affirmé à ce sujet que le travail de mémoire sur la guerre d’Algérie, qu’il compte mener sous sa présidence doit obtenir « à peu près le même statut que celui qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995 ».

Emmanuel Macron avait estimé que la France devait revisiter la mémoire de la guerre d’Algérie (1954-1962) pour mettre un terme au « conflit mémoriel ». «On n’en a pas parlé, on a écrasé. […] Il n’y a pas eu un travail politique mémoriel […]. On a jamais fait ce travail, aussi, parce que le problème c’est que la contrepartie n’est pas là », a-t-il déclaré.


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