Le tribunal criminel de la ville de Bejaïa en Kabylie a condamné, ce mercredi 12 février, l’ancien maire d’Akbou, Abderrahmane Bensebaa à la prison à la perpétuité. Le procès s’est tenu en l’absence de l’accusé qui s’est réfugié en France depuis fin 2017, rapporte le quotidien francophone, Liberté.

Selon la même source, le maire de la deuxième ville de Bejaïa est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation. Il est accusé notamment de « mauvaise gestion des affaires de la commune », « falsification de documents officiels » et « trafic d’influence ». Abderrahmane Bensebaa qui a occupé le poste du président de l’Assemblée Populaire Communale d’Akbou durant 20 ans (1997 – 2017), a quitté le pays à la fin de son quatrième mandat pour s’installer définitivement en France.

Élu sur la liste FFS en 1997, il est réélu sous la bannière d’une liste « indépendante » avant de rejoindre les rangs du Rassemblement national démocratique (RND). Durant ses quatre mandats à la tête de l’exécutif de la commune d’Akbou, son bilan de gestion a été fortement décrié par les élus de l’opposition, les citoyens et les représentants de la société civile d’Akbou. 

Par ailleurs, le maire de la commune de Bejaïa Hocine Merzougui et son adjoint Youcef Kadri ont été mis le mois dernier sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction près le tribunal de Kherrata pour « dilapidation de biens publics » et « mauvaise gestion des affaires publiques ».

Le juge d’instruction du tribunal de Kharrata a auditionné dans le cadre de la même affaire, 17 autres personnes, dont 11 élus et 6 fonctionnaires de l’APC de Bejaïa. Les prévenus ont été inculpés dans l’affaire liée à la gestion du Comité communal culturel de la ville de Bejaïa (CCCB).