Le forum national du Hirak prévu ce jeudi 20 février à la salle Harcha Hassen, à Alger, a été finalement reporté, faute d'une autorisation de la DRAG d'Alger. En effet, cette dernière a refusé de délivrer aux activistes et collectifs initiateurs de la rencontre l'autorisation nécessaire à la tenue de la conférence, prétextant "des motifs organisationnels", annonce-t-on.

L’interdiction par les autorités de cette rencontre nationale, qui devait rassembler des centaines d'activistes et de personnalités phares du Hirak, et dont l'idée principale est de "créer un espace de réflexion collectif", est condamnée "avec force" par les organisateurs qui  voient là " une contradiction claire avec le discours officiel qui fait l'éloge du Hirak". Pour ces derniers, le système démontre par cet acte "qu'il va rester fidèle à ses pratiques".

Rappelons que la conférence de presse qui devait se tenir le 16 février dernier en amont de cette rencontre nationale à l'Hôtel d'El Biar a été empêchée par les services de l'ordre pour absence d'autorisation. Les organisateurs ont vite fait savoir que ce rendez-vous a été reprogrammé l’après-midi même au siège de l'association SOS disparus à Alger.

Par ailleurs, l'on apprendra ce matin que les acteurs impliqués dans l'organisation de cette rencontre ont décidé, comme première étape, de lancer le "Manifeste du 22 février (...) qui s'inspire du Hirak et (...) vise à traduire l'esprit de la révolution populaire pacifique", notent-ils . Un manifeste élaboré par un grand nombre d'acteurs engagés dans le mouvement populaire .

Enfin, dans leur communiqué rendu public il y a quelques heures, ces derniers insistent aussi sur le fait que cette initiative "n'est pas, ne sera pas et ne vise pas la représentation du Hirak", expliquant qu'elle " ambitionne de contribuer à la concrétisation des objectifs de la révolution populaire pacifique ".