La leader du Parti des travailleurs a renoué avec l’activité politique après 9 mois passés à la prison de Blida. En effet, Louisa Hanoune a présidé ce mercredi 26 février sa première réunion du bureau politique du parti, à Alger.

Ainsi, le parti des travailleurs retrouve sa porte-parole et reprend son offensive sur des thématiques qui lui sont chères. Il estime d’emblée que « le système » en place n’a pas changé, soutenant que « le peuple algérien n’est pas dupe ». Le Parti des travailleurs n’est pas allé par quatre chemins pour vilipender le pouvoir en place.

Le PT considère que « le régime est toujours là, avec ses institutions illégitimes, produit de la fraude, du népotisme et de l’argent sale ». Il ajoute dans son communiqué rendu public que le régime « s’est imposé par la force, contre la volonté du peuple mobilisé pacifiquement durant une année ». Le parti est catégorique sur la continuité des viles pratiques du système. Il considère que ce dernier « ne peut pas être source de changement, il ne peut rompre avec les pratiques du passé tout en les utilisant pour se maintenir ».

Par ailleurs, le Parti des travailleurs est revenu à ses fondamentaux en ce qui concerne les richesses nationales. Il accuse le régime d’avoir « bradé la principale richesse du pays, les hydrocarbures, en contrepartie de la caution des puissances étrangères pour ses plans de maintien ». Il dénie, pour cela, au système tout nationalisme, affirmant qu’il ne peut « pas prétendre défendre la nation, sa souveraineté ». Le parti de Louiza Hanoune a tenu, en outre, à réaffirmer que « la souveraineté politique du pays est conditionnée par la souveraineté du peuple sur ses richesses, son sol et son sous-sol ».

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La compagne de lutte contre la corruption, de la poudre aux yeux

Le parti des travailleurs s’est aussi positionné par rapport à la lutte contre la corruption. Il affirme que "la prétendue lutte contre la corruption sélective, réduite au jugement de quelques symboles du régime et de l’oligarchie qui ont exercé le pouvoir politique et économique sur une période donnée, menée avec une tapageuse campagne, ne vise qu’à disculper le système qui a produit la prédation corruption, toutes les dérives totalitaires et qui a enfanté les bandes mafieuses locales et nationales (îssabate)”.

Le PT soutient que « la corruption, la rapine, le pillage des ressources et des deniers publics ne sont pas le simple fait de ces quelques personnes ». Ils sont « le fait d’un système qui a institutionnalisé toutes ces pratiques et les a érigées en modèles politiques et économiques ».

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