L'activiste et militant politique Fodil Boumala a été relaxé, ce dimanche 1 mars, par le juge près le tribunal de Dar El Beida. En détention depuis le 19 septembre dernier, Fodil Boumala était poursuivi pour "atteinte à l’unité nationale et "publications de nature à porter atteinte aux intérêts du pays".

Boumala retrouve ainsi la liberté après près de 6 mois de détention. La libération de ce militant, qui a déclaré au juge lors de son procès qu'il n'était pas "contre des personnes mais contre le système", a été longuement applaudie par les citoyens, notamment sur les réseaux sociaux. Il est certain qu'il sera accueilli en héros à sa sortie de prison, comme ce fut le cas d'autres activistes du Hirak libérés. Des dizaines, voire des centaines, de citoyens ont été emprisonnés pour leur implication dans le mouvement de contestation inédit qui connaît l'Algérie depuis plus d'une année.

Parmi ces détenus d'opinion, plusieurs ont été relaxés, au grand soulagement de leurs familles et du peuple algérien qui les a soutenus sans faille depuis leur détention. Cela dit, il reste encore des détenus qui croupissent en prison pour leurs positions politiques, à l'instar de Karim Tabbou, dont procès est programmé pour le 4 mars au tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. A rappeler que Karim Tabbou a été arrêté le 12 septembre dernier pour «atteinte au moral de l’armée». Un chef d'accusation sans aucun fondement, selon ses avocats, à l'instar, d'ailleurs, des charges retenues contre Boumala.

Pour rappel, lors de son procès, tenu il y a une semaine et ayant duré 16 heures, le procureur avait requis une peine d'un an de prison ferme, assortie d'une amende de 100 000 DA à son encontre.

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