Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a placé, ce mardi 10 mars, l'activiste Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, coordinateur national des familles de disparus, sous mandat de dépôt.

Les deux détenus étaient maintenus en grade à vue au commissariat de Cavaignac depuis leur arrestation, samedi 7 mars, lors d'une manifestation à Alger-centre. Ils sont poursuivis pour deux chefs d'inculpation, à savoir « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’intégrité nationale » (article 100, alinéa 1 et article 79 du code pénal), selon le Comité national pour libération des détenus (CNLD).

Le journaliste Khaled Drareni, quant à lui, a été remis en liberté dans l'après-midi de ce mardi mais demeure sous contrôle judiciaire. Comme Samir Benlabi et Slimane Hamitouche, le journaliste a été arrêté samedi 7 mars en pleine manifestation à Alger, pour être, ensuite, placé en garde en vue. Le correspondant de la chaîne TV5 Monde est poursuivi pour les mêmes chefs d'accusation que le militant Benlarbi et le coordinateur national des familles de disparus.

Concernant l'ancien policier Toufik Hassaïni, qui était en citation directe au tribunal de Sidi M'hamed ce mardi, selon le Comité national pour la libération des détenus, il est maintenu en garde à vue depuis son arrestation, soit vendredi 6 mars, lors de la 55e marche du Hirak. Il est accusé d'avoir pris part à un « attroupement non armé » et « incitation à attroupement non armé ». L’ancien policier est aussi poursuivi pour « incitation à la violence contre les forces de l'ordre ».

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