Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé des peines de deux ans fermes et de six mois avec sursis à l'encontre de deux Algériens établis en France. Les deux individus sont accusés de détention de faux documents, recel et usage de faux, rapporte mardi 10 mars le quotidien algérien El Watan.

Selon la même source, le premier accusé est un homme âgé de 35 ans. Ce dernier a été intercepté le 5 décembre 2018 à la gare Saint-Charles de Marseille. Alors qu'il descendait d'un TGV, les services de sécurité avaient découvert pas moins de 90 cartes nationales d’identité et 29 passeports français, deux passeports italiens et quelques autres documents géorgiens, portugais et danois dans la valise du passager algérien.

Interrogé sur l'origine de ces documents, l'Algérien déclara qu'il s'agissait de papiers volés à la ville de Lyon. Il soutenait également qu'il avait pour mission de les remettre à une personne qu'il devait rencontrer à Marseille.

L'autre Algérien était chargé de vendre les papiers

Suite aux déclarations de l'accusé, les services de la police française ont aussitôt procédé à l'ouverture d'une enquête profonde. Et après l'examen de tous les documents, il s'est avéré qu'ils étaient tous effectivement authentiques, à l’exception d'un passeport danois, révèle la même source. D'autre part, la police de la ville est parvenu à arrêter la personne chargée de recevoir la valise. Il s'agit d'un autre Algérien, âgé de 28 ans et établi à Marseille. Celui-ci avait pour mission de revendre les papiers volés.

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Et suite à leur comparution, le tribunal de Marseille a finalement décidé de condamner le premier accusé (absent au tribunal) à une peine de deux ans de prison ferme avec une interdiction du territoire français d’une durée de 10 ans. Quant au vendeur, le tribunal a pris en compte l'inconscience «de la gravité de ses agissements». Suite à quoi, une peine de six mois de prison avec sursis a été prononcée à son encontre.

Rappelons que le mois dernier, le tribunal de grande instance de Metz au nord-est de la France avait ordonné le placement sous mandat de dépôt d’un sans-papiers algérien âgé de 36 ans. Ce dernier aurait agressé violemment un policier lui entraînant  21 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).

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