Les opposants algériens risquent de passer de mauvais moments en France. Les services de renseignements français seraient prêts à donner un « coup de main » à leurs homologues algériens, selon un article du journal italien Affaritaliani.it. Un ancien ambassadeur de France à Alger serait également impliqué.

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Selon la même source, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Emié, aurait rencontré des représentants du système algérien. Cette rencontre qui a eu lieu, il y a deux ou trois semaines, serait une initiative des services algériens. Ces derniers auraient demandé au chef de la DGSE, qui est un ex-ambassadeur de France à Alger, de s'occuper des opposants algériens activant sur le sol français.

Le média italien cite une source de sécurité pour affirmer qu'Alger a demandé à Bernard Emié de faire taire les militants algériens, trop actifs dans l'Hexagone. Particulièrement depuis le déclenchement de la contestation populaire en février 2019. En effet, la diaspora a répondu présent à la Révolution du peuple algérien en manifestant systématiquement et massivement chaque dimanche depuis le début du Hirak.

Vers une répression simultanée en France et en Algérie

Ils auraient également informé leur "invité" qu'ils s'occuperaient bien d'eux s'ils décidaient de rentrer au pays. D'ailleurs, ils semblent prêts à profiter de la pandémie mondiale causée par le coronavirus pour rendre la vie dure aux militants algériens établis en France s'ils rentrent en Algérie. C'est ce qui s'est passé avec le cinéaste et militant Hocine Redjala qui a été arrêté, le 5 mars 2020, à l'aéroport d'Alger pendant plusieurs heures.

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Cela pourrait expliquer l'attitude des autorités, notamment l'institution judiciaire, à l'encontre des militants. Comme si Alger voulait organiser une sorte de répression des opposants simultanément en Algérie et en France. Cela explique donc le rebondissement rocambolesque dans le procès de Karim Tabbou ou la mise en détention provisoire du journaliste Khaled Drareni.

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