La Cour pénale du tribunal de Dar El Beida, à Alger, a rejeté, la semaine dernière, la demande de remise en liberté provisoire de onze prévenus impliqués dans le braquage de l’agence de la Banque extérieure d’Algérie d’El Mouradia. Au total, vingt accusés comparaîtront devant la justice en mai prochain dans le cadre de cette affaire, rapporte samedi 18 avril le journal arabophone Echorouk.

Selon la même source, les faits remontent au mois de février 2019, après une manifestation du Hirak contre l’ancien régime. Le groupe de malfaiteurs, au nombre de 20, auraient profité des gigantesques marches pour tenter de voler le coffre-fort de la Banque extérieure d’Algérie à El Mouradia (Alger). Ils auraient également mis le feu à une station-service du quartier.

Les services de Police avaient, par la suite, identifié et arrêté les auteurs présumés, grâce aux images de vidéosurveillance. Les prévenus sont poursuivis pour de lourds chefs d’accusation, entre autres, association de malfaiteurs, vol qualifié et tentative de vol et destruction de biens d'autrui. Les accusés vont comparaître devant la justice à la mi-mai. Ils encourent des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement ferme.

Pour rappel, un autre braquage a eu lieu en mars dernier, dans la ville d’El Tarf, au Nord-Est de l’Algérie. Un groupe de trois personnes a cambriolé un bureau de poste, emportant avec eux environ 300 millions de centimes. Deux des malfrats ont été arrêtés par des citoyens, tandis que le troisième avait dans un premier réussi à s’enfuir à bord d'un véhicule, avant d’être capturé les éléments de la Gendarmerie.

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