Racisme anti-maghrébin en France : Une enquête ouverte

L’inspection générale de la police française a ouvert, ce lundi 27 avril, une enquête suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle des policiers profèrent des propos racistes et discriminatoires. Lors d'une interpellation dans la banlieue de Paris, les agents de l'ordre ont qualifié un suspect de « bicot ».

Dans la vidéo diffusée par le journaliste d'origine algérienne Taha Bouhafs, les policiers discutaient à propos d'une personne qu’ils viennent d’arrêter. Des propos extrêmement racistes faisant référence à l'origine maghrébine de l'homme interpellé. « Un bicot comme ça, ça nage pas » et « ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied, » avaient lancé l'un d'eux. Le journaliste Taha Bouhafs soutient que la scène s'est déroulée en Île-Saint-Denis, dans la banlieue de Paris.

La procureure de la République de Nanterre, Catherine Denis, a déclaré que « les propos qu’on entend sur la vidéo, s’ils sont bien le fait de policiers, ne sont pas acceptables et relèvent d’une attitude qui manque de professionnalisme et qui risque de jeter le discrédit sur l’action de la police. Il s’agit là de dérapage individuels qui doivent être sanctionnées ».

Faits-divers Ivre et drogué, un Algérien sème la terreur dans un quartier en Italie

La classe politique en France s'insurge

Les propos racistes tenus par les policiers ont suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux en France. La vidéo a interpellé le député de La France Insoumise Eric Coquerel. Ce dernier a fait une comparaison déchirante avec les événements de 17 octobre 1961. « On a retrouvé sur ces mêmes berges les corps d’Algériens noyés par la police », rappelle-t-il.

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, s'est aussi exprimé sur l'affaire. Il a indiqué que la « vidéo montrant une intervention de police dans le secteur de l’Île-Saint-Denis suscite une indignation légitime. Toute la lumière sera faite. L’IGPN est saisie. Le racisme n’a pas sa place dans la police républicaine ».


Vous aimez cet article ? Partagez !