Les forces de la police algérienne ont démantelé cette semaine un réseau de trafic de cocaïne, composé de trois personnes. Selon le chef de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Annaba, Khaled Brik, qui s'exprimait sur le site arabophone Ennahar, la police a saisi une certaine quantité de drogue dure.

Selon la même source, les auteurs de cette opération ont réussi à saisir une quantité de 195 grammes de stupéfiants de deux différentes qualités. En l'occurrence 140 grammes de cocaïne et 55 grammes de crack. C'est dire que le groupe est spécialisé dans le trafic de cette drogue dure, dont l'usage n'est pas très courant en Algérie.

Le réseau est composé de trois individus âgés entre 32 et 40 ans. Les trois trafiquants présumés utilisaient une maison dans la vieille ville de Annaba. Un domicile qui sera perquisitionné par les éléments de la police qui y trouveront la quantité susmentionnée de drogue dure, mais aussi une quantité de cannabis, des sommes d'argent en dinar algérien et en monnaie étrangère.

Cette histoire de trafic de cocaïne commence à inquiéter les Algériens au plus haut point, depuis notamment la découverte des 701 kilogrammes de cette drogue dure au port d'Oran. Le trafic de cocaïne était chose rare en Algérie et cette "intrusion" brutale est plus qu'inquiétante.

En décembre 2019, les services de sécurité avaient découvert 1.7 kilogramme de cocaïne dans un conteneur de bananes. C'est aussi au port de la capitale de l'Ouest que cette découverte s'est faite, après des soupçons du commandant de bord transportant les conteneurs. D'où l'interrogation sur la drogue dure que les services de sécurité n'ont pas réussi à saisir, depuis l'introduction de cette drogue dans les différentes villes d'Algérie.