Des dizaines de journalistes de différents pays et continents ont appelé à la libération du journaliste algérien Khaled Drareni. Profitant de la célébration de la journée internationale de liberté de la presse, fêtée le 3 mai de chaque année, ces confrères ont enregistré une vidéo pour réclamer, chacun dans sa langue, la libération "immédiate et sans conditions" du fondateur du journaliste emprisonné

Menés par Edwy Plenel, fondateur et patron du site d'investigation Mediapart, les journalistes ont fait, chacun de son côté, une vidéo dans laquelle ils lancent un appel aux autorités algériennes pour qu'elles libèrent le fondateur de Casbah Tribune.

"Je demande aux autorités algériennes la libération immédiate et sans conditions de mon confrère Khaled Drareni, emprisonné depuis la fin mars". C'est en effet avec cette intervention qu'Edwy Plenel a lancé la vidéo qui compte les interventions de 29 confrères issus de 14 pays différents. Tous revendiquent la libération "immédiate et sans conditions" de Khaled Drareni, pratiquement avec les mêmes mots.

Une vidéo pour Drareni enregistré sur quatre continents

Du Togo, du Maroc, du Tchad et du Soudan, d'Italie, d'Espagne et de France, d'Argentine et de Corée de Sud, de Jordanie et du Bahreïn, ils ont tous exprimé leur soutien au journaliste algérien. Dans leurs interventions respectives, ces journalistes exerçant dans plusieurs pays ont en fait tenu à rappeler que le journaliste n'était pas un crime. Certains d'entre eux sont d'origine algérienne installés en France ou en Italie. Pour ce qui est des Sud-coréens, ils n'ont pas fait d'intervention, se contentant de brandir des pancartes réclamant la libération de Khaled Drareni.

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Cette vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux arrive à un moment où des organisations internationales, à l'image de Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ont lancé une campagne internationale pour soutenir le journaliste algérien Khaled Drareni et tous les journalistes incarcérés en Algérie.

Pour rappel, Khaled Drareni a été arrêté le 7 mars alors qu'il couvrait une manifestation pacifique pour le compte de son journal. Après trois jours de garde-à-vue, il bénéficiera de la liberté provisoire avant que la chambre d'accusation vienne l'annuler deux semaines plus tard. Depuis, le journaliste croupit dans la prison de Koléa, en attendant son procès pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".

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