Le crise sanitaire a chamboulé les plans du gouvernement pour l'édification d'une "Algérie nouvelle". L'un des fondements de son projet, à savoir de nouvelles Assemblées populaires élues, risque de ne pas voir le jour de sitôt. Annoncées pour avant 2020, les élections législatives et locales anticipées n'auront pas lieu cette année. Le ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la présidence, Belaïd Mohand Oussaïd, s'est montré catégorique à ce sujet. 

"Nul besoin d’organiser des élections locales et législatives anticipées à l’heure actuelle", a-t-il soutenu lors de sa conférence de presse animée mercredi 13 mai. "Certaines institutions sont encore gérées par des responsables par intérim du fait de la propagation imprévisible de la pandémie de coronavirus", rappelle-t-il.

Belaïd Mohand Oussaïd a déclaré que l’Algérie va se doter de nouvelles assemblées et de "nouvelles mentalités en rupture avec le passé" à partir de 2021. En vue de "gagner du temps", une autre commission, qui a pour mission la révision du Code électoral, a été installée, a-t-il fait savoir.

Selon le calendrier tracé par le président de la République, les élections législatives et locales auront lieu après la révision de la Constitution. "La Constitution est le fondement de tout Etat et il n’est pas normal de commencer par des élections avant de définir le rôle des élus et la question du contrôle », avait soutenu le chef de l'Etat après son installation.

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Le Coronavirus a tout remis cause

Le gouvernement planifiait la finalisation de la nouvelle Constitution pour le premier semestre de l'année 2020. L'étape suivante était l'organisation des élections législatives et locales anticipées avant la fin de la même année. C'était, cependant, compter sans la crise sanitaire qui a tout remis en cause.

En clair, les actuelles Assemblées populaires continueront à siéger jusqu'à 2021 au moins. Sinon, elles iront jusqu'au bout de leurs mandats respectifs, prévu pour 2022.

Pour rappel, les membres de la chambre basse du Parlement ont été élus au mois de mai 2017, pour un mandat de cinq ans. Quant aux dernières élections locales, qui ont abouti aux actuelles APW et APC, elles ont eu lieu en novembre de la même année.