Un Algérien chef de gang à Naples condamné par la justice italienne

Le tribunal correctionnel de Naples, au sud de l'Italie, a prononcé de lourdes sentences contre les membres d'un réseau criminel, à sa tête un Algérien. Le gang comptait en son sein trois ressortissants algériens, dont le chef. Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs chefs d'accusation, dont association de malfaiteurs, faux et usage de faux, facilitation de l'immigration illégale et corruption. Ils auraient facilité l'obtention de faux titres de séjour en Italie à des présumés terroristes, indique, ce dimanche 17 mai, le quotidien italien Inter Napoli. 

Selon le média régional italien, le chef du gang est un ressortissant algérien âgé de 42 ans, connu sous le nom de « professeur ». Il a écopé de 3 années de prison ferme. Le deuxième Algérien, âgé de 36 ans et connu sous le nom de « Grine », a écopé de 2 années de prison ferme. Le troisième algérien, 48 ans et résidant à Marano, est connu sous le nom de « Zaito ». Il a été condamné à 4 mois de prison ferme.

Le groupe criminel était composé de sept membres au total : trois Algériens, trois Italiens, dont l’un d’entre eux est un policier, et un Chinois âgé de 28 ans. Ses membres facilitaient l’entrée illégale en Italie à des étrangers et leur procuraient des documents de séjour falsifiés.

Faits-divers 27 harraga Algériens arrivent en Espagne à bord d'un bateau de pêche

Suite au prononcé du jugement, les avocats de la défense ont introduit une demande d’allègement des sentences prononcées contre ses clients. La défense demande l'absolution de divers chefs d’accusation et l'allègement des charges retenues contre ses clients.

Pour rappel, la Garde civile espagnole avait annoncé, jeudi, avoir démantelé un important réseau de passeurs algériens. L’organisation clandestine aurait des ramifications à Oran, en Algérie, et à Carboneras, en Espagne. Il s’agit de l'un des plus importants réseaux de passeurs qui aurait réussi à faire passer 126 harraga algériens en Espagne en l’espace de deux jours.

La Garde civile espagnole a procédé à l’arrestation de onze personnes, accusées de faire partie de ce groupe criminel. Ce dernier facilitait l’accès illégal en Espagne à des étrangers. Ainsi, l’enquête a révélé que l’organisation a réussi à faire passer 126 harraga d’origine algérienne en l’espace de deux jours. Parmi eux, figuraient des mineurs, des femmes enceintes ainsi qu’une personne handicapée.


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