Cédric Shaurli, un Français de 37 ans, accuse sa femme algérienne d’avoir enlevé leur fille et de l’avoir cachée en Algérie depuis janvier 2017. Il interpelle les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune pour l’aider à retrouver sa fille, âgée de 5 ans.  

Le père de Meriem souhaite l’aide des autorités françaises et algériennes pour revoir sa fille. A cet effet, il a lancé une pétition citoyenne sur internet. Cédric Shaurli a adressé une lettre ouverte à Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, et à Emmanuel Macron, le président français.

L’homme de 37 ans raconte son long clavaire. Il mène depuis quatre ans un combat quotidien « pour retrouver ma fille Meriem, cachée en Algérie par sa famille maternelle, en violation de mes droits paternels et de ses droits d'enfant. Je reste à ce jour sans nouvelle d'elle, depuis le 14 janvier 2017 ».

"La fille cachée par sa famille maternelle"

Tout a commencé en décembre 2015, lors de vacances en Algérie, chez la famille de sa femme. « Meriem a subitement été déplacée par sa famille maternelle. J'ai alors saisi les ministères français et algérien de la Justice ». Cédric Shaurli entreprend des démarches de divorce, afin de contraindre sa femme à respecter les droits de visite de sa fille.

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Le jugement de divorce sera prononcé en Algérie en 2016, octroyant au père un droit de visite, les vendredi et samedi ainsi que la moitié des vacances. Cédric va jusqu’à s’installer à Alger pendant trois mois pour pouvoir voir régulièrement son enfant. Toutefois, depuis janvier 2017, il n’a plus revu sa fille. Car son lieu de résidence, communiqué par le jugement, a été changé par son ex-femme.

159 actions en justice et 57 séjours en Algérie, sans aucun résultat

Le père de Meriem indique qu’il avait engagé, en 4 ans, 159 actions en tous genres devant toutes les juridictions, plusieurs centaines de démarches et tous les recours possibles. Il avait obtenu 57 séjours en Algérie, sans aucun résultat concret.

Pourtant, le ministère algérien de la Justice a formulé à maintes reprises des engagements devant son homologue français. Des engagements « non tenus à ce jour », indique Cédric Shaurli dans sa lettre ouverte.

La justice algérienne a organisé près de "84 audiences pénales" en quatre ans et a condamné huit fois la mère de l’enfant pour non-présentation de Meriem à son père. Pour l’instant, aucune décision de justice n’a été appliquée.

« Je demeure sans nouvelle de ma fille depuis trois ans, quatre mois et onze jours, ni même par téléphone, ni sur photo », déplore-t-il.