Plusieurs passagers parmi les ressortissants algériens rapatriés de France samedi 30 mai n'ont toujours pas récupéré leurs bagages. La cellule de communication d’Air Algérie dit ne pas être concernée par ce problème du fait que la compagnie n’est pas directement responsable de l’opération des rapatriements. De nombreux rapatriés, placés actuellement en quarantaine à Boumerdès, menacent de recourir à la justice si leurs bagages ne leur sont pas restitués, indique le quotidien francophone L’Express dans son édition du jeudi 4 juin.

Selon la même source, des dizaines de ressortissants algériens rapatriés samedi 30 mai et hébergés à l’hôtel de l’Institut algérien de pétrole, sis à Boumerdès, n'ont pas pu récupérer leurs bagages à l'aéroport.

En effet, à leur arrivée à l’aéroport international d’Alger, samedi dernier, ils ont attendu longtemps leurs bagages. Mais en vain. A l’aéroport, un représentant d’Air Algérie leur avait indiqué que leurs effets allaient arriver à bord du vol suivant. Les passagers avaient donc rempli la réclamation d’usage avant de rejoindre leur lieu hébergement, à l’IAP.

Le lendemain, à la surprise générale, seuls certains voyageurs se sont vu restituer leurs bagages. Les autres n’ont rien reçu, rapporte la même source, qui précise que les bagages égarés contenaient des habits, des médicaments, des papiers et même des objets précieux.

Les passagers concernés menacent de recourir à la justice si cette situation perdure. Ils déplorent des manquements de la part des responsables de l’organisation de l’opération de rapatriement. Ils se demandent comment se fait-il que leurs bagages puissent être égarés dans un aéroport quasi vide.

Pour rappel, l’Algérie applique les mesures de quarantaine pour les ressortissants ayant séjourné dans une zone de circulation du virus. On parle plutôt de « quatorzaine », la durée d’isolement étant fixée à 14 jours. Les Algériens rapatriés de France, à bord de deux vols d’Air Algérie, ont été acheminés directement vers les lieux de leur confinement. 316 ressortissants sont hébergés dans l’hôtel de l’Institut algérien du pétrole, à Boumerdes.