Algérie : une annonce sur Facebook mène à la saisie de 337 pièces archéologiques

Une publication proposant des objets anciens à la vente sur Facebook a attiré l’attention des services de sécurité en Algérie. Les investigations engagées à partir de cette annonce ont conduit les policiers jusqu’à un réseau actif dans la wilaya de Mila.

L’affaire a commencé après la détection d’une annonce diffusée sur Facebook pour proposer à la vente des pièces présentées comme archéologiques. La brigade de recherche et d’intervention (BRI), relevant du service de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya de Mila, a alors ouvert une enquête afin d’identifier les personnes impliquées.

Selon un communiqué publié, samedi 12 septembre 2026, par la Sûreté de la wilaya de Mila sur sa page Facebook, les policiers ont mis en place un dispositif qui leur a permis d’interpeller deux suspects en flagrant délit à Chelghoum Laïd. La fouille de leur véhicule a conduit à la découverte de 321 pièces de monnaie archéologiques.

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Quatre suspects arrêtés et 337 pièces archéologiques saisies

La poursuite des investigations a conduit à l’arrestation de deux autres personnes soupçonnées d’être liées à cette activité. Les policiers ont trouvé en leur possession 16 pièces de monnaie supplémentaires, portant à 337 le nombre total de pièces récupérées au cours de l’opération.

Les perquisitions ont également permis de saisir trois coupes métalliques présentant une valeur artistique, ainsi que des sommes d’argent considérées par les enquêteurs comme provenant de la vente illégale de biens culturels.

Des pièces datant des périodes romaine et ottomane

Selon les résultats des expertises de terrain et des analyses réalisées en laboratoire par les services compétents, les monnaies saisies présentent une valeur historique et archéologique. Elles remontent aux périodes romaine et ottomane, a indiqué la sûreté de la wilaya de Mila dans son communiqué.

Les examens ont également établi que ces objets provenaient de fouilles et de travaux de prospection menés sans autorisation en Algérie. Les quatre suspects sont soupçonnés d’avoir détenu et commercialisé illégalement des biens culturels archéologiques.

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Après l’achèvement des procédures légales, les mis en cause ont été présentés devant le parquet territorialement compétent de Chelghoum Laïd. L’enquête porte sur la détention et la vente illégales de biens appartenant au patrimoine culturel algérien.


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