L'affaire du général à la retraite emprisonné Ali Ghediri a connu un nouveau rebondissement. Le dossier d'accusation de l'ancien candidat à la présidentielle a été allégé. La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a statué sur l'affaire et a rendu son verdict mercredi 10 juin. Elle a décidé de retirer le chef d’accusation « intelligence avec l’étranger » qui pesait sur l'ex-général, selon le journal El Khabar.

Ainsi, la constitution d'« entreprise de démoralisation de l’armée » est désormais le seul chef d’inculpation retenu contre le général à la retraite incarcéré. Cette avancée dans le dossier de l'ancien candidat à la présidentielle du 18 avril 2019 survient après un long feuilleton judiciaire.

Il faut souligner que le procès de Ali Ghediri n'a pas encore été programmé. La chambre d'accusation près la Cour d'Alger avait demandé au juge d’instruction de fournir un complément d’information au mois d'avril dernier. Ses avocats ont révélé que ce complément d’information, présenté par le juge d’instruction chargé de l’affaire, ne concernait pas leur client, mais le principal accusé dont l'identité n'a pas été dévoilée.

Ainsi à la faveur de ce complément d'information, Ali Ghediri a été blanchi de l'accusation "d’avoir transmis à la personne concernée des informations de nature à porter atteinte à l’ANP et à l’économie nationale". Il devra répondre à la seule accusation d'« entreprise de démoralisation de l’armée ».

Il faut rappeler que le général à la retraite Ali Ghediri a été arrêté le 13 juin 2019. Il a refusé de demander sa libération provisoire, exigeant sa réhabilitation. Ses avocats se sont dits optimistes quant à la libération prochaine de leur client. Ils entrevoient la possibilité d’une programmation de son procès au mois d’octobre prochain.

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