Le Parti des travailleurs (PT) a tenu, vendredi 12 juin, une réunion de son bureau politique. À cette occasion, la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune, s'est exprimée sur la situation politique, économique et sanitaire du pays.

D'emblée, la patronne du PT a abordé la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus. Elle a qualifié l'impact social et économique du coronavirus sur l'Algérie de "catastrophique". Elle reproche au gouvernement "sa mauvaise gestion" d'une crise qui "a révélé au grand jour l'échec du système de santé".

Par ailleurs, Louisa Hanoune dénonce ce qu'elle a appelé "le confinement par défaut". "Il n’y avait pas lieu de recourir au confinement total ou partiel si d’autres moyens de lutte existent", a-t-elle souligné. Ces moyens, selon la patronne du PT, sont les bavettes à un prix abordable ou gratuites, les produits de désinfection, les tests massifs de dépistage et surtout "des hôpitaux bien équipés et un personnel hospitalier bien protégé".

Révision de la Constitution : Le timing mal choisi

Pour le Parti des travailleurs, le pouvoir a mal choisi le timing pour proposer sa mouture de l'avant-projet de révision de la Constitution. La première responsable du parti estime que ce processus "intervient à un moment inopportun et met le peuple devant le fait accompli". Elle affirme que le PT ne cautionnera pas une telle démarche, surtout que la pandémie a paralysé le pays."Le système actuel est décomposé, réformé, putréfié, non recyclable et sa fin est inéluctable", assène-t-elle.

La SG du PT s'interroge, dans la foulée, sur les nouveaux amendements du Code pénal qui limitent la liberté d'expression. Elle a aussi dénoncé l'acharnement judiciaire sur les détenus d'opinion auxquels aucun procès équitable n'est garanti. Louisa Hanoune explique que la Construction "doit refléter les réelles aspirations du peuple réclamées depuis le 22 février 2019".

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