Le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie s’est exprimé sur la situation épidémiologique relative au coronavirus (Covid-19) en Algérie. Le Dr Fawzi Derrar a alerté, ce samedi 13 juin dans une déclaration à l'APS, sur le risque d'une deuxième vague de la pandémie dans le cas où les Algériens ne respecteraient pas les mesures de lutte contre le virus. 

Fawzi Derrar a indiqué que la proportion des échantillons positifs au niveau du laboratoire de l’Institut Pasteur représente "25% du nombre des échantillons testés". Il rappelle que ce chiffre était de 45 % au début de la pandémie. Fawzi Derrar affirme qu''à l’heure actuelle, nous sommes dans une phase de descente".

Cependant, le directeur de l'Institut Pasteur alerte sur une possible deuxième vague de contamination par le coronavirus si les Algériens ne respecteraient pas les mesures préventives contre la pandémie. Il assure que la levée du confinement partiel n'est pas un indicateur de la fin de la pandémie en Algérie. Fawzi Derrar ajoute que "le problème n'est pas dans le nombre de cas, mais dans la façon avec laquelle ces cas sont traités pour éviter la contagion".

L'Institut Pasteur confirme les prévisions de l'OMS

Les déclarations du directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie confirment ainsi les prévisions de l'OMS qui a alerté sur la situation de la pandémie en Algérie. En effet, L’organisation a prévu une augmentation constante des cas de coronavirus en Algérie. Elle indique qu'aux côtés du Cameroun et de l’Afrique du Sud, l’Algérie fait partie d’un “hotspot” de zones à risque.

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Matshido Moeti, directrice de l’OMS pour la région Afrique, a déclaré notamment : “Je crains que nous devrions probablement vivre avec une augmentation régulière dans la région" . Elle a invité les pays africains concernés, dont l’Algérie, à prendre des mesures sanitaires strictes. Pour elle, ces pays sont des zones à haut risque où le virus pourrait se propager davantage.