L’activiste Amira Bouraoui a été arrêtée ce mercredi 17 juin chez elle par des agents en civil, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). L'ancienne militante du mouvement Barakat a été conduite à bord d'un véhicule de la gendarmerie vers la brigade de Cheraga.

Le CNLD avait annoncé que la militante avait été arrêtée par des policiers, avant qu'il s'avère que c'étaient des éléments de la gendarmerie. Ainsi, selon le CNLD, la militante a été surveillée depuis hier. Le comité qui a lancé l'alerte sur Facebook avait affirmé : “Arrestation de Amira Bouraoui à l’instant devant chez elle par des éléments de la police en civil à bord de trois voitures qui surveillaient sa maison depuis hier après-midi”.

La co-fondatrice du mouvement Barakat qui s'est illustrée par ses positions contre le quatrième mandat de l'ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika n'est pas à ses premiers ennuis avec les forces de sécurité. Elle a été embarquée plusieurs fois pour avoir manifesté contre le système.

Il faut rappeler qu'Amira Bouraoui a annoncé, le 29 mai dernier, qu’elle a été condamnée à deux mois de prison ferme et une amende de 200 000 dinars dans l’affaire de diffamation contre Anis Rahmani et Ennahar TV dans un procès auquel elle n'a pas assisté. La militante a aussi affirmé qu'elle avait reçu une autre convocation pour une autre affaire le deuxième jour de l’Aïd, soit le lundi 25 mai.

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Ainsi, les arrestations d'activistes politiques se poursuivent en Algérie. L'arrestation de Amira Bouraoui intervient quelques jours après l'arrestation de l’activiste Fodil Boumala et de l’ex-secrétaire général de l’ONG Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) Hakim Addad. Elle est le signe de la recrudescence des arrestations contre les activistes du Hirak dont la reprise s'annonce imminente.

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