La Cour d’appel militaire de Blida a prononcé, ce mardi 23 juin, son verdict contre le général Wassini Bouaza. L'ancien patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a été condamné à huit ans de prison ferme assortis d'une amende de 500 000 DA.  

Le « bras armé » de feu Gaïd Salah faisait l’objet de poursuites judiciaires liées à sa « gestion controversée » des affaires de sécurité de l’Etat. Plusieurs chefs d’inculpation sont retenus contre lui, dont « atteinte à corps constitué » et « faux et usage de faux ».

La Cour a confirmé « la confiscation des objets saisis » de l’ex-patron de la Sécurité intérieure (SI). Wassini Bouaza avait été condamné en première instance, par le tribunal militaire de Blida pour « outrage à corps constitué par la parole, outrage a subordonné, usage de faux, possession d’une arme à feu de classe IV et de munitions militaires ».

Pour rappel, l’ancien directeur général de la Sécurité intérieure a été limogé le 13 avril dernier. Il a été remplacé par le général Rachedi, qui a été son adjoint durant cinq jours. Une enquête a été ouverte au niveau de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sur de nombreux dossiers liés à la gestion du général Wassini Bouazza, « ses relais, ses intrusions dans le domaine politico-médiatique, etc. ».

L’installation officielle du général Rachedi a été faite par le chef de l’état-major de l’ANP, Saïd Chanegriha, qui, à l'occasion, avait appelé, dans son intervention bien médiatisée, les officiers à « se mettre sous ses ordres, le respecter et agir dans le respect de la loi dans l’intérêt de l’Algérie ».