A peine nommé ministre délégué chargé de la communauté nationale à l'étranger, Samir chaâbna a été remercié ce samedi 27 juin. En cause, l'ancien responsable de l'ENTV à Marseille a refusé de renoncer à sa nationalité française pour pouvoir prendre ses fonctions au ministère. Une disposition prévue par la loi n° 17-01 du 10 janvier 2017, fixant la liste des hautes responsabilités de l'Etat et des fonctions politiques, dont l'accès requiert la nationalité algérienne exclusive.

Ainsi, prend fin un autre épisode de nomination contraire à la loi. Samir Chaâbna a choisi la nationalité française à la fonction de ministre en Algérie. Le concerné ayant accepté le porte-feuille de ministre a fait volte-face dès qu'il a été informé qu’il devait renoncer à la nationalité française pour pouvoir intégrer le gouvernement. Une situation qui pousse à d'autres interrogations, étant donné que même le poste de député qu'il occupe est soumis aux mêmes dispositions de loi.

Abdelmadjid Tebboune confirme le retrait de Samir Chaâbna

Abdelmadjid Tebboune a confirmé que Samir Chaâbna avait refusé d’abandonner sa nationalité française dans un communiqué relayé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad. Il rappelle que "lors des consultations pour la constitution du gouvernement, M. Samir Chaâbana a accepté le portefeuille de ministre délégué chargé de la Communauté nationale à l'étranger".

Le communiqué ajoute que Samir Chaâbna n'avait pas déclaré sa double nationalité lors des entretiens avec Tebboune. Il indique que la présidence a demandé à Samir Chaâbna de "se conformer aux dispositions prévues par la loi n° 17-01 du 10 janvier 2017, fixant la liste des hautes responsabilités de l'Etat et des fonctions politiques dont l'accès requiert la nationalité algérienne exclusive et de renoncer à sa nationalité étrangère".

Le communiqué conclut que "devant son refus et sur décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, sa nomination en tant que ministre délégué, chargé de la Communauté nationale à l'étranger, a été annulée et, par conséquent, M. Samir Chaâbna ne fait plus partie du Gouvernement".
Reste, néanmoins, à savoir comment la présidence a nommé un ministre sans enquête préalable sur sa nationalité.

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