La Cour d’Alger a répondu favorablement à la demande de remise en liberté du président de l'UDS, Karim Tabbou, ce jeudi 2 juillet. C'est ce qu'ont annoncé ses avocats à travers le réseau social Facebook.

Cette décision était très attendue, surtout que la rumeur de sa libération a circulé depuis mercredi soir. Elle annonce d'autres décisions dans ce sens à l'intention des détenus d'opinion. La décision de la Cour d'Alger intervient suite au recours introduit par les avocats de Karim Tabbou contre l’exécution du jugement du 24 mars dernier. Karim Tabbou a été condamné en appel à un an de prison ferme, alors qu’il avait écopé de 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, en première instance.

Ainsi, la 5e chambre d’accusation près la Cour d’Alger a examiné le recours introduit, mardi 30 juin, par la défense et a rendu son verdict. Une décision qui réjouit ses avocats. Ces derniers ont introduit un pourvoi en cassation pour le compte de Karim Tabbou auprès de la Cour suprême. Ils considèrent que la condamnation du leader de l'UDS est contradictoire et contient un vice de forme. Ils ont souligné que "le concerné n’était pas présent dans la salle lorsque le verdict a été prononcé”.

Décision politique

La décision de la libération provisoire de Karim Tabbou intervient à quelques heures de la signature d'un décret de grâce présidentielle pour quelques détenus. Elle confirme, aussi, les déclarations de Djilali Soufiane qui, dans un échange avec Abdelmadjid Tebboune, avait obtenu la promesse de la libération de Tabbou et Samir Benlarbi.

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A rappeler que Karim Tabbou a été arrêté le 11 septembre 2019 et libéré le 25 septembre par le tribunal de Koléa (Tipaza), avant son arrestation à nouveau le 26 septembre et sa mise sous mandat de dépôt par le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger.

Il  a été condamné en première instance à un an de prison, dont six mois avec sursis. Alors qu’il devait quitter la prison le 26 mars dernier, Karim Tabbou a vu sa peine aggravée par le juge près la Cour d’Alger à l’issue d’un procès en appel qualifié de « scandaleux » par les avocats.

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