La déclaration du wali de Djelfa, Mohamed Benamar, a provoqué une véritable polémique en Algérie. Le responsable a reconnu qu'il préférait voir les citoyens mourir de faim que du coronavirus. Des propos qui ont été largement repris et commentés par les internautes. 

« Je préfère que les citoyens meurent de faim que du coronavirus ». Ce sont les mots employés par le wali de Djelfa lorsqu'il a été interrogé sur les difficultés socio-économiques de la population locale, soumise au confinement.

« La responsabilité n’est pas facile. Avant de prendre la décision de fermer, j’ai pensé au simple citoyen, au maçon, à l’électricien, au menuisier, au cordonnier… C’est pour cela que, avant de prendre une décision finale, nous avons pris en considération toutes ces choses-là. Mais comme il s’agit d’une question de vie ou de mort, je préfère que les gens meurent de faim que de la pandémie de la Covid-19 », a-t-il lâché, mardi 14 juillet, lors d’un point de presse.

La toile s'enflamme en Algérie

La vidéo du wali est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux en Algérie. Les propos controversés du responsable ont soulevé une grosse vague d'indignation parmi les internautes algériens. La plupart d'entre eux se disent surpris qu'un tel discours ait été prononcé par un haut responsable, tandis que d'autres, plus radicaux, demandent qu'il soit relevé de ses fonctions.

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Notons qu'il ne s'agit pas du premier dérapage de la part d'un wali en cette période de crise sanitaire. Il y a quelques jours, le wali de Sétif, Mohamed Belkateb, s’exprimant sur le confinement imposé dans sa wilaya, avait usé d'un langage démesuré. Il a notamment recouru à l’expression populaire « adarbou yaâref madarbou » (frappe-le et il saura se tenir). Ce qui a suscité de vives réactions des citoyens.

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