Le général Wassini Bouazza, l’ancien patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), comparaîtra ce mercredi 29 juillet devant la Cour d’appel militaire de Blida. Le procès en appel du général, condamné le 23 juin dernier à une peine de huit ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000, est programmé après la cassation introduite par les avocats du concerné.

Ainsi, l'ancien patron de la DGSI va répondre des chefs d’inculpation d' «outrage verbal à corps constitué», «humiliation d’un subordonné», «faux et usage de faux» et «détention d’une arme et de munitions de guerre». Ce procès concerne la première affaire dans laquelle le général Wassini Bouazza a été déféré devant la justice militaire. Elle est liée aux circonstances de son arrestation, le 13 avril dernier par les officiers de la DCSA (Direction centrale de la sécurité de l’armée).

Le puissant général tombe dans la disgrâce

Le général incarcéré à la prison militaire est aussi accusé de constituer un réseau d'influence dans le corps militaire. Ses complices sont également poursuivis dans la même affaire. Il s'agit du chef d’antenne de la DGSI d’Alger, le colonel Yacine, l’ex-patron de la DCSA (Direction centrale de la sécurité de l’armée), le général Abdelwahab Belbouri, dit Nabil, ainsi que le chef du service judiciaire de la DGSI.

Il faut aussi souligner que l'affaire qui sera jugé aujourd'hui devant le tribunal militaire concerne des actes délictuels. Une autre affaire concernant Wassini Bouazza est en instruction. Elle est liée à des faits relevant du tribunal criminel.

Pour rappel, l’ancien directeur général de la Sécurité intérieure en Algérie a été limogé le 13 avril 2020. Il a été remplacé par le général Abdelghani Rachedi qui a été son adjoint durant cinq jours. Une enquête a été ouverte au niveau de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sur de nombreux dossiers liés à la gestion du général Wassini Bouazza, « ses relais, ses intrusions dans le domaine politico-médiatique, etc ».

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