Les Forces du Pacte de l'alternative démocratique (PAD) ont dénoncé la manière employée par le pouvoir dans la gestion de la crise sanitaire. Pour le PAD, le pouvoir ne consacre pas tous les moyens nécessaires pour lutter contre la pandémie du coronavirus.

En effet, le PAD dénonce, dans communiqué, ce qu'il a appelé « l'instrumentalisation politique de la crise sanitaire ». Il est certain, pour les partis de ce groupe, que le pouvoir emploie tous ses efforts contre tout retour du Hirak. C'est pourquoi, le PAD déplore « l'absence d'une réelle volonté du pourvoir » à lutter contre le coronavirus, en Algérie.

Dans cette conjoncture, les partis qui composent le PAD saluent les efforts des professionnels de la santé. « L’abnégation et le dévouement des professionnels de la santé mènent un combat titanesque » lit-on dans le communiqué. Même si, souvent, le personnel médical et paramédical assume ses responsabilités « sans moyens élémentaires de protection et de soins ». C'est ainsi que ces partis exigent les moyens techniques, matériels et humains dans la lutte contre le coronavirus.

Par ailleurs, cette alliance des partis démocratiques a souligné que les avocats plaidant la cause des détenus d'opinion subissent des harcèlements et du chantage. Dans le même sillage, le PAD dénonce « la pression judiciaire » que mène le pouvoir à l'encontre de tous les « parti(e)s » qui ne partagent pas le même point de vue que le sien. Cette attitude du pouvoir « menace tous les acquis démocratiques depuis 1988 ».

À lire aussi :  Réduction du nombre visas pour les Algériens : Un député français s’insurge

Ainsi, le PAD insiste sur le fait que la nouvelle Algérie ne peut être construite qu' « avec la rupture totale avec le système illégitime et corrompu ». En outre, il explique que l'instauration de la démocratie passe par la rupture avec le système et par l'exercice de la souveraineté du peuple.

Lire aussi : Des journalistes du monde entier appellent à libérer Khaled Drareni