L'ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, John Desrocher, a animé un point de presse mardi 11 août lors duquel il a annoncé la fin de sa mission en Algérie, prévue le 24 de ce mois. Le diplomate a été invité, à l'occasion, à s'exprimer sur des questions relatives à l'actualité politique du pays, où il aura passé trois années. 

Interpellé sur le cas de l'ancien ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, exilé dans son pays, l'ambassadeur américain s'est montré évasif et a lâché une réponse on ne peut plus diplomatique : "Nous avons une importante coopération avec les services de sécurité algériens, mais je ne suis pas au courant de l’implication des services de sécurité américains dans ce cas spécifique", a-t-il dit.

Et d'ajouter : "Concernant cette question (Chakib Khelil, ndlr), je ne pense pas qu’il est très approprié pour moi de m’exprimer sur les contacts et les communications entre nos deux gouvernements".

"Le Hirak a épaté tout le monde"

La question des droits de l'Homme en Algérie a été également évoquée avec le même diplomate qui a invité les journalistes à consulter le rapport annuel du Secrétariat d'Etat américain sur les droits de l'Homme dans le monde, y compris l'Algérie. Il a assuré, à ce propos, que son pays accordait un intérêt particulier à ce volet et à la liberté d'expression et de la presse.

L'autre point soulevé lors de ce point de presse est relatif à la situation politique en Algérie et à l'inévitable Hirak. Ce mouvement populaire "a épaté le monde par son caractère pacifique", confie l'ambassadeur.

Ce dernier s'est félicité, par ailleurs, du renforcement des relations entre l'Algérie et les Etats-Unis durant ses trois ans d'exercice à Alger. Il n'a d'ailleurs pas hésité à qualifier son expérience de fructueuse, grâce à l'"accompagnement" dont il a bénéficié "de la part du peuple algérien et des autorités".