L’agence de presse marocaine (MAP) poursuit ses attaques contre l’Algérie. Dans une nouvelle dépêche du 13 août, l’organe de propagande marocain accuse l’Algérie d’être responsable de l’enlèvement et de la torture du dissident du polisario, Ahmed Khalil.

L’agence de presse marocaine citant une décision de Comité des droits de l’homme (CDH), « un organe de surveillance du respect par les Etats signataires du Pacte international des droits civils et politiques », accuse les autorités algériennes d’avoir « kidnappé par des agents du DRS en plein centre d’Alger, la matinée du 6 janvier 2009 », indique-t-on.

L’agence officielle du Maroc prétend que ce comité  aurait établi « la responsabilité entière des autorités algériennes dans l’enlèvement du dissident du polisario, Ahmed Khalil Mahmoud Braih ». Selon la MAP, « le CDH regrette l’absence de coopération de l’Algérie, tout en exprimant sa préoccupation quant à l’absence, au-delà du cas d’Ahmed Khalil, de recours effectif auprès des tribunaux algériens pour les populations se trouvant sur son territoire, dans les camps de Tindouf ».

« Lors d’un déplacement à Alger en janvier 2009, il (Ahmed Khalil  NDLR) avait été abordé par deux individus dans la rue qui l’on ensuite forcé de monter dans un véhicule. Il fut par la suite emmené vers un endroit inconnu, » écrit l’agence de presse marocaine. Et d’ajouter que « le CDH a estimé qu’Ahmed Khalil est toujours détenu en secret par les autorités algériennes et est victime, ainsi que sa famille, de disparition forcée », indique la MAP.

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Cette nouvelle attaque de l’agence de presse marocaine intervient moins d’un mois, après  les graves accusations lancées par le Maroc, via son organe de propagande, contre l’Algérie. La MAP avait accusé les autorités algériennes de « détournement de l’aide humanitaire européenne destinée aux réfugiés Sahraouis des camps du Tindouf ».

Dans une dépêche du vendredi 17 juillet, l’agence officielle marocaine a fait parler Marco Iaconetti, expert en politique internationale, pour appeler les instances européennes à ouvrir une enquête sur « le sort de l’aide humanitaire octroyée aux camps de Tindouf en Algérie ».