Les assemblées élues, à savoir l’APN, les APW et les APC, n’iront pas au bout de leurs mandats respectifs. C’est ce qui ressort de la dernière rencontre du président de la République Abdelmadjid Tebboune avec les initiateurs du collectif « Force nationale de la réforme ». Une conférence qui s’est tenue à l’hôtel El Aurassi, lundi 17 août, et dont l’un des participants, à savoir Abdelkader Bengrina, en a révélé le compte-rendu, mercredi 19 août, sur sa page Facebook.

Le président du parti El Bina a affirmé que le chef de l’Etat s’était engagé à dissoudre les assemblées élues actuelles juste après le référendum sur la Constitution. Un référendum qui devrait se tenir, selon la feuille de route de Abdelmadjid Tebboune, avant la fin du mois d’octobre 2020. « Si bien sûr la situation sanitaire le permet », précise toutefois Abdelkader Bengrina. Il s’agit, selon le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, d’un autre engagement de Tebboune signifié à ses hôtes, lundi.

Des élections anticipées en 2021 ?

Le chef de l'Etat a « promis d’apporter des réponses aux revendications du Hirak dans le cadre de la nouvelle Algérie qui doit puiser sa légitimité de la volonté  du peuple», a indiqué Bengrina. Ainsi, si ces engagements aboutissent, le peuple algérien sera appelé au premier semestre de l’année prochaine, au plus tard, à élire des assemblées législatives et locales. Il faut dire que cela fait partie du programme du chef de l'Etat, annoncé au lendemain de son investiture.

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Mais la crise sanitaire liée au coronavirus a chamboulé les plans du nouveau patron d’El Mouradia.“Nul besoin d’organiser des élections locales et législatives anticipées à l’heure actuelle”. C'est ce qu'avait d'ailleurs déclaré le porte-parole officiel de la présidence, Belaïd Mohand Oussaïd, lors d'une conférence de presse animée le 13 mai. “Certaines institutions sont encore gérées par des responsables par intérim du fait de la propagation imprévisible de la pandémie de coronavirus”, avait-il expliqué.