Le Maroc a réagi aux informations qui ont circulé sur une possible normalisation des relations diplomatiques du royaume chérifien avec Israël. Le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani a démenti, dimanche 23 août, ces informations et a affirmé que le Maroc n'allait pas normaliser ses relations avec Israël, selon l'agence de presse Reuters.

Ainsi, le Premier ministre marocain a déclaré : « Nous refusons toute normalisation avec l'entité sioniste parce que cela l'encouragerait à aller plus loin dans la violation des droits du peuple palestinien ». Saad-Eddine El Othmani s'est exprimé devant les membres de son parti, le PJD (Parti islamiste de la justice et du développement), avant le voyage attendu en Israël, au Maroc et dans plusieurs États du Golfe, la semaine prochaine, de Jared Kushner, conseiller principal et gendre du président américain Donald Trump. Le Premier ministre a tenu à éclaircir la position du Maroc concernant la normalisation de ses relations avec Israël également avant la visite du secrétaire d'État américain Mike Pompeo, attendu dans la région.

Des médias ont rapporté que le Maroc était sur le point de normaliser ses relations avec Israël

Pour rappel, plusieurs médias ont annoncé que le Maroc serait le prochain pays « arabe » à normaliser ses relations avec Israël. L'information a été rapportée notamment par le journal américain Washington Post, vendredi 14 août. Le journal s'est appuyé sur un briefing des responsables du département d’Etat américain. Il a affirmé que ces responsables avaient révélé à des journalistes que le Maroc, le Sultanat d’Oman et le Bahreïn faisaient partie des « probables candidats » à ouvrir une nouvelle page dans leurs relations avec Israël.

Le journal rapporte qu'« au cours d’un entretien téléphonique avec un groupe de journalistes, (Jared) Kushner a déclaré que l’accord entre les Emirats et Israël est un "brise-glace" qui, espérait-il, serait suivi de mesures similaires par d’autres pays arabes ». Washington Post souligne que le conseiller et gendre de Trump « n’a pas précisé quels seraient les prochains pays arabes qui seraient prêts à ouvrir une nouvelle page dans leurs relations avec l’Etat hébreu ». Il ajoute que les responsables du département d’État ont déclaré que les candidats probables incluaient Oman, le Bahreïn et le Maroc.

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