Lakhdar Bouregâa, commandant de l'ALN et figure de l'opposition, s’est exprimé sur le Hirak, mouvement de protestation populaire en Algérie. Pour cet ancien maquisard, le Hirak ne mourra pas. C’est pourquoi, estime Lakhdar Bouregâa, qu’il est préférable pour le pouvoir d’aller à la rencontre des jeunes qui représentent ce mouvement.

Dans un entretien avec le quotidien Liberté, Lakhdar Bouregâa a tenu à rassurer que les jeunes du Hirak font preuve d'une incroyable conscience. Ainsi, il est temps, selon cet ancien maquisard, d’avoir confiance en cette génération et de lui donner sa chance. « Il faut écouter ces jeunes. Ils ont des choses à dire. Ils ont des idées », assène-t-il.

Lakhdar Bourgâa estime, en outre, que le Hirak est une idée et non une ambition politique, ni un projet de société. Le Hirak est « un concept, au sens philosophique du terme » ajoute-t-il. C’est la raison pour laquelle cette figure de la Révolution reste optimiste concernant l’avenir de ce mouvement populaire. Ainsi, l'opposant regrette que le pouvoir en Algérie s’écarte du Hirak au lieu de l’écouter et d’aller à sa rencontre.

L’ancien combattant a exprimé, par ailleurs, sa vision sur la démarche que doit entreprendre le pouvoir en allant à la rencontre du Hirak. Il explique que puisque le mouvement populaire ne prétend pas avoir de leader, les autorités du pays devraient aller discuter avec les figures locales afin d’écouter les revendications du peuple. Chose qui semble ne pas être dans « les cordes du pouvoir qui privilégie la manœuvre, comme ce fut le cas au début du Hirak où l’on a essayé de l’orienter vers la violence ». Enfin, il rassure que le Hirak, grâce à son caractère pacifique, a déjoué les plans et les pronostics du régime.

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