C’est un véritable pavé dans la mare que vient jeter le journal français, Le Parisien. Ce dernier a révélé que des ministres et des officiels algériens ont été espionnés, en 2015 et en 2016, à l’aéroport d’Orly à Paris, en France, au profit des services marocains. Ce nouveau scandale qualifié d’« affaire d’Etats », n’a pas encore livré tous ses secrets.  

Selon le média français, c’est un capitaine de la Police des frontières (PAF), d’origine marocaine, qui usait de son poste d’observation au niveau de l’aéroport d’Orly, pour envoyer chaque semaine, aux services secrets marocains entre 100 et 200 “fiches S”.

Plusieurs ministres et responsables algériens ont été espionnés, en 2015 et en 2016, à l’aéroport d’Orly à Paris. Une enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale, a démontré que ce policier-espion a transmis des “fiches S” sur les mouvements des ministres algériens.

Ces documents étaient codifiés comme étant des médicaments qui allaient être acheminées vers le Maroc. Selon les éléments de l’enquête judiciaire, son épouse qui est un agent marocain et un responsable de sécurité privée sont également poursuivis dans cette affaire. Lors de la perquisition du bureau de Driss à Orly, l’Inspection générale de la police nationale tombe sur 27 notes de la PAF faisant le point sur le passage ou les rencontres de personnalités à Orly. Les ministres algériens semblent particulièrement intéresser les services marocains. Pour le média français, « c’est une affaire d’États au pluriel, qui implique à la fois la France et le Maroc ».

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Il faut dire que ces révélations qui risquent d’éclabousser la France et le Maroc, ont eu l’effet d’un énorme scandale. L’enquête suit encore son cours, mais cette affaire de vol et de trafic de “fiches S” à l’aéroport d’Orly n'a pas révélé toutes ses zones d’ombre. Elle promet de nouveaux rebondissements.

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