Le magazine Le Point a révélé, ce jeudi 27 août, que l'Algérie avait demandé l'aide de la France pour récupérer l'argent détourné durant l'ère du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Même si avant d’accéder au pouvoir, Abdelmadjid Tebboune a fait la promesse au peuple algérien de récupérer, s'il était élu, l'argent transféré illégalement à l'étranger, rien de tout cela n'a été concrétisé jusque-là. 

A ce sujet, le magazine français Le Point a publié, ce jeudi, un article dans lequel il révèle que la justice algérienne aurait « demandé une entraide judiciaire à la France ». Selon ce média, l’Algérie voudrait établir, avec l’aide de la justice française, le patrimoine d’une dizaine de ses ressortissants dont l’identité n’a pas été divulguée. Et tout laisse à penser qu’il s’agit de personnalités liées à l’ancien régime.

La question de l'argent détourné, qui tient en haleine l'opinion publique, était le cheval de bataille de Abdelmadjid Tebboune pendant la campagne présidentielle. Ce dernier réaffirme à chaque occasion son engagement à récupérer l’argent transféré illégalement à l’étranger. Pourtant, neuf mois après son élection, le pays n'a toujours pas récupéré cet argent. Le magazine français estime que le chef de l'Etat a "les mains libres pour tenter de récupérer les biens mal acquis en France". Cependant, aucune démarche officielle concrète n'a été entamée ou déclarée à ce sujet.

Par ailleurs, de nombreux juristes expliquent que l’opération de rapatriement de l’argent transféré illégalement à l’étranger est très complexe. Selon eux, il existe deux manières de procéder : soit par décision politique, soit par décision judiciaire. Mais il suffit d’avoir une volonté politique pour déclencher une démarche judiciaire. A ce propos, la délégation de l’Union européenne à Alger a souligné que les Etats n’avaient pas la mainmise sur les comptes des personnes et le transfert de l’argent.

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