Le rappeur d’origine algérienne Ademo, membre du groupe PNL, a été interpellé et mis en garde à vue samedi 5 septembre en France. Il est poursuivi pour "usage de stupéfiants", "outrage" et "rébellion". Ce dimanche, l’artiste a été remis en liberté. Il sera jugé en janvier prochain, indique l'Agence France-presse (AFP).

Selon la même source, le rappeur d’origine algérienne, de son vrai nom Tarik Andrieu âgé de 33 ans, a été libéré et s'est vu remettre une convocation pour être jugé devant le tribunal correctionnel en janvier 2021.

Violemment interpellé samedi en fin d'après-midi et placé en garde à vue au commissariat du XIVe arrondissement de Paris, Ademo ne s’est pas encore exprimé. Mais de nombreuses vidéos de la scène ont été prises à l'aide de smartphones. Les faits se sont déroulés à proximité de la station de métro Alésia, dans le XIVe arrondissement de Paris.

Sur la première vidéo qui se déroule avant que les choses ne s'enveniment, on y voit le rappeur Ademo échanger verbalement, de manière virulente avec les policiers. Les images suivantes montrent quatre éléments de la police qui semblent se démener pour menotter l'artiste de PNL. Ce dernier se laisse faire et ne semble pas résister lorsqu'il subit un étranglement.

Dans le même temps, un policier lui saisit les jambes pendant qu'un autre lui fait une clef de bras. Ademo sera plaqué au sol puis menotté avant d’être relevé pour être conduit au commissariat.

Le membre de PNL est poursuivi pour trois motifs. "Outrage", "rébellion" et "usage de stupéfiants" sont les chefs d’inculpation auxquels Ademo répondra en janvier prochain.

L’arrestation du rappeur franco-algérien a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. Les internautes dénoncent une évidente utilisation disproportionnée de la force. Ils s'étonnent qu'on parle de rébellion à la vue des images.

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